" à vous l'antenne !" ______________ANTENNE SOCIALE de LYON

09 décembre 2017

Noël arrive, les consommateurs manquent de beurre ! Les agriculteurs broient du noir ! Tempête sur l’alimentation !

gourmet-749562_640Dans une indifférence quasi générale, les Etats généraux de l’alimentation, voulus par le président de la République,   se tiennent par étapes successives depuis juillet 2017. Ils sont organisés autour de deux chantiers qui veulent donner une perspective : « La création et la répartition de la valeur » et « Une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous ». Il s’agit de faire évoluer  le modèle alimentaire pour permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes, et aux consommateurs  de consommer mieux. Ceci dans un contexte mondial de concurrence et de spéculation, alors que près de 800 millions d’humains souffrent de faim ou de malnutrition.

 Les débats ont été et continuent d’être âpres dans la filière agroalimentaire, tant les acteurs sont nombreux et leurs intérêts divergents : acteurs économiques, syndicats professionnels, associations de consommateurs, ONG environnement, et autres !

Il reste à organiser concrètement cette gageure : comment organiser une alimentation saine et durable pour les consommateurs ? Comment permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail ?  On attend les arbitrages du président de la République avant la fin de l’année. La Commission Faits de Société de l’Antenne fait le point.

1 - Les différents acteurs de l’alimentation : producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs.

Comment se répartit la valeur  du produit qui arrive dans nos assiettes? Entre agriculteurs en amont, industriels qui transforment les produits, et distributeurs en aval.

Dans cette filière d’acteurs, les grandes enseignes du marché sont toutes puissantes.  Les industriels-transformateurs imposent leurs prix d’achat aux associations de producteurs (agriculteurs) qui sont le plus souvent en situation de faiblesse : 430 000 exploitations agricoles en multiples filières d’un côté et, de l’autre, quatre centrales d’achat. Le rapport de force est grandement déséquilibré.          
Le prix d’achat qu’on impose  aux producteurs n’est pas à la hauteur du prix de revient de leurs produits. Les transformateurs les plus puissants imposent aussi leur prix aux distributeurs qui se plaignent de ne pouvoir assez inclure le coût de la distribution dans leur prix de vente. Les prix à la production ne permettent plus de vivre !

Quant aux consommateurs, ils interviennent peu dans la répartition de la valeur de ce qu’ils achètent. En grande majorité,  ils sont intéressés par les prix bas de leur alimentation. De plus, leurs habitudes de consommation se modifient ; par exemple dans la consommation de viande.

2- Agriculteurs, les plus faibles : des laissés pour compte de notre société d’abondance.

Tout d’abord, le nombre d’exploitations agricoles ne cesse de baisser : 2 082 000 en 1960 ; 1 240 000 en 1980 ; 664 000 en 2000 et 434 000 en 2015. (Source ministère de l’agriculture). En 2016, on compte 701 900 agriculteurs en France.

En 2016,  le tiers  des agriculteurs n’ont pas reçu 354€ de revenu par mois, 20% ont travaillé à perte, et, en trois ans les revenus des exploitants imposés au réel ont chuté de 51%.

« Selon la Mutualité sociale agricole (MSA), plus de la moitié des paysans français gagnent moins de 354 euros par mois [30% + 20% à perte. NDLR]. Ils n'étaient que 30% dans ce cas-là en 2015 et 18% en 2014. Conséquence de cette paupérisation rapide: les fermetures d'exploitations se multiplient (+30% de faillites d'élevages, +80% dans le porc). Et, même si l'on manque de statistiques officielles, c'est une réalité désormais admise: les suicides se multiplient. » Source Chalenges juillet 2017.

Certes, tous les agriculteurs ne sont pas dans la même situation selon leurs filières : producteurs de céréales du bassin parisien, de fruits dans la vallée du Rhône, éleveurs de bovins, de porc ou de canards,  vignerons en Bourgogne ou en Bordelais, producteurs  de lait.  Certes aussi de grandes différences peuvent s’observer au sein de chaque filière de production. Cependant, globalement, par comparaison avec les autres groupes socio-professionnels, les ’’paysans broient du noir’’ et toutes les filières sont concernées.

Les chiffres publiés par INSEE au mois d’août n’annoncent pas d’embellie : les prix agricoles continuent de s’affaisser.  Entre autres : le prix du blé destiné à faire du pain, - 5,8% ; le maïs, - 8,6% en trois mois ; le tournesol, - 3% en août. Les fruits et légumes vont dans le même sens : abricots, - 39,5% par rapport au même mois de 2016 ; tomates, - 22,5% ; melons, - 17,1% en juillet à  cause de la canicule, etc. Dans l’élevage, la viande  de boucherie a baissé de – 3,2% en 9 mois ; - 8,9% pour le porc.

Les aléas climatiques du printemps (gel) ou de l’été 2017 (grêle et sécheresse) ne vont pas  améliorer la situation économique et sociale des agriculteurs français. Les tendances aux votes extrémistes s’installent et des manifestations plus ou moins violentes se font jour dans les campagnes. Si rien ne change, on va droit dans le mur.

3 - Des causes diverses et multiples, selon les filières, expliquent cette situation de crise :

  • Brièvement rappelé, le contexte international  européen et mondial de libre échange des marchés mondiaux (comme le CETA avec le Canada ou le Mercosur) ;  entre autres, l’embargo russe sur les produits agricoles, la concurrence  mondiale et intra européenne sur les prix de base, la guerre des prix bas des grands distributeurs. 
  • Le contexte national interne à la profession agricole. La PAC (Politique Agricole Commune) européenne laisse  à chaque Etat de la liberté pour orienter sa politique agricole (dans une perspective plus écologique). Pourtant, en France, la demande de produit bio devient une demande de masse des consommateurs. Les ventes de produits agroalimentaires bio ont crû de 15% en 2015 et encore de 20% en 2016. Mais l’agriculture n‘arrive pas à fournir et à répondre ainsi à la demande, se privant ainsi de débouchés pour ses produits. En France, la politique agricole ne permet pas assez la modernisation des exploitations.  Par exemple,  les aides à l’agriculture biologique ou à la conversion ne sont pas à la hauteur de la demande  des agriculteurs qui veulent changer de façon culturale (dont la suppression du glyphosate).
  • La guerre des prix bas pour les consommateurs. Pendant les Etats généraux de l’alimentation une polémique s’est faite jour entre l’enseigne Leclerc, à laquelle se sont jointes des associations de consommateurs (UFC-Que choisir, CLCV, Familles rurales, UNAF) , et les autres acteurs agroalimentaires, sur la répartition  de la valeur du produit fourni au consommateur.

D'ici quelques jours, la suite de ce dossier vous sera livrée sur ce blog pour développer les perspectives.

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04 décembre 2017

Les Églises saluent la proclamation à Göteborg du Socle Européen des Droits Sociaux

La COMECE et la CEC considèrent le Socle Européen des Droits Sociaux  comme un pas décisif vers l'Economie Sociale de Marché européenne. Elles saluent donc le consensus de haut niveau établi par la proclamation conjointe du Parlement, du Conseil et de la Commission.

Elles encouragent l'Union Européenne et ses États Membres à traduire le document en actions concrètes, impliquant tous les partenaires - y compris les organisations confessionnelles et religieuses - afin de créer un marché intérieur approfondi et plus équitable, pour une Europe plus sociale et au bénéfice de tous les citoyens de l'Union Européenne.

La COMECE et la CEC estiment que les inégalités économiques et sociales persistantes, ainsi que les transformations qui s'opèrent dans le monde du travail, ne peuvent être affrontées que par un effort européen commun, non seulement formel, mais concret et tangible, fondé sur les valeurs de justice et de solidarité.

Comme l'a souligné le pape François lors du dialogue organisé par la COMECE (Re)Thinking Europe, «une Union Européenne qui, face aux crises, ne parvient pas à retrouver le sens d’être une seule communauté unie qui soutient et assiste ses membres [...], manquerait non seulement l'un des plus grands défis de son histoire, mais aussi l'une des plus grandes opportunités pour son propre avenir».

De même, la Conférence des Eglises Européennes a rappelé à toutes ses Eglises membres la vision d'une «maison européenne commune avec des valeurs communes partagées comme fondement», dont la justice et la solidarité sont une partie fondamentale.

La COMECE et la CEC ont contribué dès le début au Socle Européen des Droits Sociaux en publiant des déclarations en faveur d'une Economie Sociale de Marché européenne telle que prévue par les traités européens et en participant avec leurs partenaires à la consultation publique lancé en mars 2016 par la Commission.

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28 novembre 2017

Les SSF : j’y étais !

SSF Europe1700 personnes rassemblées un week-end pour une Europe dont on dit qu’elle ne rassemble plus ! J’y étais, heureuse d’y avoir été ! (par M.  membre de l’Antenne)

L’Europe des fondateurs, il faut en tourner la page  car la mondialisation a changé le monde. Mais  oui , l’Europe a un avenir : pas comme  grande puissance économique, ou militaire  mais comme porteuse de valeurs créatives, de la protection sociale et du droit des travailleurs, de la transition écologique, de la liberté de la presse, une Europe solidaire qui accueille.

Un enjeu spirituel ? pour Frère Aloïs il faut retrouver le goût de la fraternité au-delà des frontières. Nous devons montrer plus de cohérence entre nos valeurs affichées et nos comportements : dépasser les blessures de l’histoire dans le pardon, vivre dans la sobriété …

Ou comme le prônait Hannah Arendt,  regarder l’avenir et se faire la promesse de se porter ensemble pour une croissance économique et humaine.

Il faut expliquer l’Europe ! Pour M.Barnier, le pire pour la démocratie, c’est le silence des politiques.  C’est vrai que la situation est complexe avec 24 langues. Savoir parler d’une seule voix mais avec plusieurs langues.  Revenir à l’économie sociale de marché après une excessive dérégulation et l’électrochoc de la crise financière. Ecouter le sentiment populaire pour éviter le populisme !

Nouveaux moyens d’être influents pour ne pas être sous-traitants : être ensemble, passionnément patriotes mais résolument européens. Défendre notre modèle social et culturel. Le modèle social régulé traduit un choix auquel nous tenons. Etc’est ensemble seulement que nous pourrons nous protéger et prôner la solidarité appelée par Benoît XVI : « chaque homme est nécessaire ».  

 

Conclusions  tirées par Dominique Quinio

Des propositions pour l’Europe:

-          Europe plus proche, plus fraternelle, plus responsable, plus démocratique, plus solidaire

-          Répondre à l’invitation du pape François à proposer des choses nouvelles. Engager un nouveau processus politique qui offre des chances nouvelles pour les peuples qui la composent, qui reconnaisse et répare les injustices provoquées par une vision exclusivement productiviste, libérale et matérialiste, qui offre des perspectives aux jeunes.

-          Etre fidèles à l’esprit des SSF et de la Pensée sociale chrétienne qui nous invitent à nous engager pour le bien de tous et particulièrement des plus pauvres

Pistes d’élan pour l’Europe, sorte de manifeste pour l’Europe que nous voudrions ;

  • Propositions symboliques : mieux nous connaitre dans notre diversité et dans ce qui nous relie
  • Enseigner l’actualité de tous les pays d’Europe. Entrer dans la mémoire des autres. Pourquoi pas un manuel  commun à tous les états membres pour avoir une meilleure connaissance de la réalité européenne avec tous ses apports qui sont mal connus ?
  • Apprentissage des langues européennes plus volontariste et performant
  • Echanges par de nouveaux jumelages de villes et d’associations particulièrement avec les pays de l’Est
  • Jour férié commun
  • Utiliser les Maisons de l’Europe  comme  des maisons de citoyens européens avec des permanences des parlementaires
  • Renouveler les processus électoraux avec des listes transnationales pour les sièges libérés par la GB.
  • relancer  la négociation  sociale pour ne plus permettre le moins disant social.
  • Sortir de la concurrence fiscale entre états pour que toutes les entreprises paient l’impôt à la mesure des bénéfices réalisés dans le marché intérieur européen.
  • Ne pas trahir notre devoir d’hospitalité. Reconnaitre la migration raisonnée comme une réalité positive. Organiser une coopération solide pour la surveillance des frontières .  Assurer l’accueil des personnes ayant droit à une protection internationale en assurant la convergence des procédures d’octroi du droit d’asile, d’intégration et  du retour aux pays de départ.
  • Reconstruire un partenariat économique euro africain pour définir une conception commune des échanges migratoires à long terme et une vision partagée des développements humains et environnemental.
  • Renforcer la capacité européenne de Défense commune et avoir un  bloc diplomatique plus cohérent et plus actif
  • Renforcer les politiques de recherche, d’innovation pour rester acteur important face aux enjeux technologiques et scientifiques de demain.

Le défi est d’élaborer un nouvel humanisme européen avec une communauté de valeurs multiculturelles…

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15 novembre 2017

L'Europe - des raisons d'espérer , avec Stefan LUNTE, de la COMECE

Alors que l’Europe, depuis son élargissement à l’Est, a vu son premier souffle éclater, elle peine à trouver son second souffle. Invité à exprimer ses raisons d’espérer, Stefan Lunte nous a d’abord longuement développé les raisons de ne pas être trop optimistes.

Pour commencer, il a dressé la liste, longue, des sujets chauds qui fâchent : la taxation du numérique, les travailleurs détachés, l’assainissement des déficits publics, la garantie des dépôts bancaires, les droits à polluer, les migrations, les disparités de contraintes entre états, le Brexit, l’Ukraine, le Fonds de Développement Durable pour l’Afrique….

Cela montre que l’Europe pulse encore, mais elle le fait loin des populations et sans contrainte de résultat. Il faut élargir l’horizon, et remonter à l’esprit prophétique d’un Aristide Briand soutenant en 1930 devant la SDN que « l’effort constructif de l’Europe devrait porter en priorité sur le plan politique », faute de quoi les économies industrielles les plus fortes écraseront les autres. Il faut « rétablir la confiance entre les peuples en pacifiant réellement les esprits ». Et enfin, «  les sentiments ne peuvent rien sans le droit, mais le droit ne peut rien sans les sentiments ».

Alors, rien n’est jamais perdu, tout est encore possible, si chacun veut bien prendre conscience de la situation que vivent les autres, si on garde l’ouverture d’esprit nécessaire pour faire évoluer les institutions, et enfin si nous gardons foi en la démocratie.

 

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14 novembre 2017

Une volonté française affirmée d’aller de l’avant

 

A la veille des Semaines Sociales (quelle Europe voulons-nous?), la commission Europe de l'Antenne fait le point sur les problèmes européens :

Fin septembre, lors de son discours programme à la Sorbonne, le Président Macron a fait preuve de sa confiance sur l’évolution de l’Europe. Il souhaite un renforcement de la convergence entre la France et l’Allemagne par un « nouveau traité de l’Elysée » et une intégration plus complète des marchés. Il veut l’instauration d’un budget de la « zone euro » géré par un ministre européen des finances. Il souhaite la construction d’une « Europe de la défense ». Ses souhaits de réforme couvrent  un large champ : la réforme de la PAC, l’extension du système Erasmus, la création d’une taxe carbone européenne, le renforcement des mesures de contrôle et de prise en charge des migrants, des listes électorales à l’échelle européenne pour les élections de 2019. Vaste programme qui est loin d’obtenir l’agrément de tous les Etats et de toutes les forces politiques françaises.

 

Des difficultés de replis nationalistes et régionalistes :

Outre le « brexit » dont le traitement patine à Bruxelles devant la mauvaise volonté évidente des britanniques à en accepter le coût et les conséquences financières à la City, la crise catalane est une autre cause de soucis. La grave crise séparatiste catalane se terminera-t-elle par une détente et un consensus ? Depuis le retour à la démocratie de la nation espagnole (1978), nous autres français avons du mal à trouver normale la nature non centraliste de l’Etat espagnol qui admet des particularismes et des autonomismes, accentués en particulier lors du règlement de la question basque (2002). Une Catalogne indépendante serait de facto exclue de l’UE.

 

Le réalisme oblige à prendre en compte des situations assez semblables ailleurs dans l’Europe : En Flandre, Ecosse, Italie du Nord, Ulster, (sans oublier l’éclatement passé de la Yougoslavie) des tentations centrifuges sont à l’œuvre.

La conception de l’Etat-nation doit-elle et peut-elle être remise en cause ?

Outre les différences ethniques, culturelles ou religieuses, le principal argument avancé est celui du sentiment que les riches ne veulent plus payer pour les pauvres. Ce qui rejoint les raisons invoquées  antérieurement lors du « brexit » britannique.

Devant ce refus d’une solidarité nationale voire européenne, l’idéalisme et la générosité des pères fondateurs de l’Europe sont-ils définitivement perdus ? Jean-Claude Juncker souhaitait récemment publiquement que « la Commission Européenne n’ait pas à gérer dans le futur une Europe de 95 pays. »

 

Des tensions vives entre  Est et Ouest :

De fait l’Europe à 28 (27 ?) présente une diversité très marquée, imprévisible lors du traité de Rome signé par seulement 6 Etats.

 Faut-il regretter la rapidité d’entrée de l’Europe du Sud dans l’Union ? Dans un premier temps cela a  aidé à l’évidence certains de ses Etats à consolider leur adhésion récente à la démocratie. Puis est survenue la crise financière de 2008 que les économies fragiles de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal ont subie  de  plein fouet  et dont elles commencent seulement à sortir.

Pour ces pays méditerranéens, ces difficultés n’ont pas remis en cause l’attachement aux valeurs humanistes contenues  dans les principes fondateurs de l’Union.

Il n’en n’est pas de même pour les Etats de la frange orientale de l’Europe où la poussée des électorats populistes accompagne un raidissement des positions sur beaucoup de problèmes sociaux ou sociétaux.

Les divergences sont très vives en particulier sur la question des migrants. Certains pays d’Europe centrale et orientale ont vécu en la matière des expériences douloureuses dans leur  passé et leur nationalisme fermé est conforté par la poussée populiste (Elections récentes en  Autriche, Pologne et Allemagne), renforcée par une référence aux racines chrétiennes des civilisations.  Sur ce problème des migrants, la position généreuse de l’Allemagne et de sa chancelière se trouve affaiblie par les résultats des récentes élections et les difficultés pour trouver une nouvelle majorité.

 

Il y a cependant des évolutions positives : 

La récente réunion du Conseil européen (13 octobre) a permis de progresser sur le problème des travailleurs détachés, qui sont plus d’un million pour la totalité de l’Europe. Ils seront désormais rémunérés à hauteur de la rémunération des nationaux, avec toutefois une distorsion notable concernant le secteur du transport routier, exclus de l’accord. Seuls 4 pays de l’Europe orientale (Pologne, Hongrie,  Lettonie, Lituanie)  ont voté contre sans que cela empêche la mise en application de l’accord.

Le 17 novembre le « socle européen des droits sociaux » devrait être approuvé par le Parlement, la Commission et le Conseil.

Début 2018, devraient commencer les réflexions pour l’adhésion éventuelle de la Serbie et du Monténégro à l’Union, signe d’une confiance persistante dans un avenir européen commun.

Enfin, en ce début novembre,  s’étend le mouvement des ‘’Paradise papers’’ sur la transparence des transactions financières publiques et privées, et celui des fiscalités appliquées différemment au sein de l’Union vis-à-vis des Grandes firmes multinationales.  Quelles suites les gouvernements vont-ils donner à cette vague de transparence ?  A suivre !

 

                                                                                                   Jean VETTER,  8 novembre 2017.

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« Je n'étais rien, aujourd'hui je suis quelqu'un ! »

Note sur l'Université de la Solidarité et de la Diaconie. Lourdes 30/10 – 2/11 2017,

                                   à l'invitation du Conseil de la solidarité de la Conférence des évêques

 

Parce que des chrétiens vivent et accompagnent des personnes fragilisées, voire cassées par la vie, cette femme a pu dire publiquement  «  Je n'étais rien, aujourd'hui je suis quelqu'un ! »  Parole de résurrection lors d'un des ateliers de cette Université qui a réuni 550 personnes venues de bien des diocèses de France. Elles venaient à Lourdes grâce aux nombreuses communautés où accompagnants et accompagnés se retrouvent au nom de l’Évangile, portées aussi par l'attention permanente aux pauvres à laquelle le pape François nous appelle à temps et à contretemps.

Ces communautés venaient des diocèses, du Secours catholique, du CCFD, des aumôneries de prison, ou encore par le Réseau St Laurent, le Sappel, les Semeurs de lumière, Grain de sel, les Rencontres Fraternelles, les diaconies diocésaines, le groupe Bartimée, Lazare, Pierre d'Angle, le Réseau Siloë, aux Captifs la libération, Magdala, le Centre Sèvres...

Pour notre diocèse, j'ai eu la chance de rejoindre le Secours Catholique, en la personne de Pierre Keller, la communauté du Sappel emmenée par Philippe et Céline Bres, et les Rencontres Fraternelles emmenées par Christiane Thevenon.

Le but de cette rencontre était de partager l'expérience de tous pour mieux vivre et développer la diaconie dans les paroisses et dans les diocèses. Ainsi pour notre diocèse de Lyon avons-nous animés divers ateliers : sur la confiance, 2 ateliers animés par le Sappel, et de mon côté, avec Céline Tournus du Secours Catholique,  nous avons animé un atelier sur l'accueil des migrants à partir du travail de  la Cellule Migrants.

Cette université a permis a chacun d'apporter son expertise puisque le pari des organisateurs était que chacun pouvait se former à l'accompagnement des personnes fragilisées et à partager la réflexion. L'essentiel du travail c'est fait au sein des 93 ateliers qui étaient proposés autour de 10 thématiques illustrées par la vie des communautés : ceci allant de la confiance dans la vie de chaque jour au partage de la Parole, en passant par l'art de vivre en diaconie ou encore prier, célébrer et vivre les sacrements, tout cela pour développer la diaconie diocésaine et paroissiale à partir des plus pauvres.

Temps forts. Si les ateliers ont été la charpente de cette université, d'autres temps forts ont permis partage, prière et convivialité, notamment les temps en petites fraternités réunissant chacune une 10aine de personnes qui se sont retrouvées 2 fois par jour pour des échanges plus approfondis et personnels. Les célébrations communes comme le temps de réconciliation qui nous a menés de l'église Sainte Bernadette à la Grotte de Massabielle, la célébration de la Toussaint avec un lavement des pieds si signifiant dans le contexte de cette rencontre, ou encore les deux conférences données par Gwenolla Rambaud et Étienne Grieu. Et bien sûr les longs moments entre les séquences de travail ont permis, comme les repas, des échanges sur la vie et les engagements de chacun.

Et maintenant ici à Lyon ? Très clairement se pose la question de poursuivre cette démarche ici dans notre diocèse, dans chacune de nos paroisses en nous appuyant sur ce que nombre d'entre nous faisons déjà. Ne doit pas être un vain mot la lettre que notre évêque, Philippe Barbarin, a publiée début octobre pour appeler «  chacun à rejoindre l'autre dans sa fragilité pour ouvrir un avenir de justice pour tous. »

Concrètement quelle place ont les pauvres dans nos communautés, quelle place leur est faite, quelle temps leur est donné, quelle fidélité dans la durée sommes-nous prêts à vivre avec eux, qu'acceptons-nous de recevoir d'eux, eux « les exclus en rupture familiale, sociale et souvent de santé ; les personnes migrantes souvent en situation administrative complexe ; les mineurs isolés et toutes celles et ceux que la trajectoire de leur vie fragilise. »

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18 octobre 2017

La Transmission en crise !??

Une communication de la Commission Transmission de l'Antenne

       Les études, colloques, publications sur ce thème semblent se multiplier à tel point que l'idée même d'une telle crise semble évidente et qu'il importe d'en rechercher les causes et surtout de la combattre !

Or nous devons d'abord faire le constat que la transmission n'a pas disparu :

–   les couples en France continuent à « faire des enfants » et d'ailleurs un peu plus que dans beeducation-2284911_640aucoup d'autres pays européens ;

–   les enfants continuent à apprendre, à aller à l'école et d'ailleurs plus qu'hier : le niveau général de connaissances de la population s'est incontestablement élevé ;

–   les enquêtes d'opinion font apparaître que la famille reste une valeur forte, y compris pour les plus jeunes ;

–   au sein même de notre groupe de travail, nous avons pu partager tout ce que nous ont apporté les différents « passeurs » au plan intellectuel, moral ou spirituel.

Alors pourquoi parler de « crise » ?

–   la transmission d'abord « définit » en quelque sorte l'humanité.  Pour survivre l'homme doit transmettre des savoirs, des savoir-faire et des savoir être (ce que l'on appelle la culture au sens large), C'est bien ce qui continue aujourd'hui à se faire !

–   la plainte d'une jeunesse qui n'écoute plus ses parents n'est pas d'aujourd'hui. Socrate (en 385 avant JC!)  parlait d'une jeunesse «  mal élevée » qui  « se moque de l'autorité et n'a aucune espèce de respect pour les anciens »

Néanmoins, nous constatons des évolutions (révolutions?) importantes dans le processus même de transmission :

–   d'abord la « dispersion » des sources de connaissance : hier, celles-ci étaient l'apanage d'autorités reconnues. Aujourd'hui, nous le savons, les savoirs sont accessibles immédiatement par tous.

–   l'accélération de la recherche conduit à une « remise en cause » permanente des connaissances essentiellement scientifiques et techniques et ce sont désormais parfois les plus jeunes qui apprennent aux plus âgés (nouvelles technologies)

–   mais ce serait plutôt dans le domaine des savoirs être que la transmission serait en crise : un discours récurrent sur le laxisme des adultes, leur manque de rigueur, une incertitude sur les valeurs à transmettre à laquelle s'ajoute une sorte de culte de la spontanéité des enfants... est fréquent. On parle alors de crise de l'autorité !

–   et pourtant qui renoncerait aujourd'hui à sa liberté d'expression et notamment de contestation à l'égard de toutes les formes de pouvoir ?!!

–   pour P. Meirieu  l'éducation « consiste à créer les conditions pour rendre nos enfants capables de créer un monde nouveau et habitable, démocratique et solidaire »

Ainsi, notre interrogation doit porter à la fois sur ce qu'il serait important de transmettre notamment en termes de valeurs, et les modalités de cette transmission.

Dans le domaine des savoirs et des savoir-faire,  l'apprentissage des méthodes doit prendre le pas sur les contenus eux-mêmes  (« apprendre à apprendre »)

Les modalités de la transmission qui ne peut plus se faire de manière autoritaire et descendante sont à réinterroger : les enfants eux-mêmes ne cessent de nous enrichir !

Mais il semble aussi important de se dégager du piège d'une société (dite de « consommation ») dans laquelle l'enfant est devenu une cible commerciale, au détriment parfois des valeurs de sobriété et de partage : transmettre d'abord des « avoirs » ou une certaine qualité d'être ?

Ne convient-il pas alors, comme nous y invite Maurice Bellet, de nous « désencombrer » avant de transmettre et de croire peut-être que ce qui est essentiel dans cette responsabilité pourrait être de l'ordre de l'éveil, de l'authentique, du fragile voire de l'inattendu ?

                                        Bernard Javaux , Commission Transmission de l’Antenne Sociale

 

 

 

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26 septembre 2017

Europe : c’est le moment, c’est urgent.

 Le texte complet de ce document établi par la Commission Europe de l’Antenne sociale de Lyon, qui comporte notamment des développements sur les enjeux cités en gras, ainsi que des renvois et commentaires, peut-être téléchargé en suivant le lien : NA_Europe_CestleMoment_20170914

Pouvons-nous maîtriser notre avenir ?

 La France (malgré son siège au Conseil de sécurité de l’ONU, ou sa force nucléaire) et l’Allemagne (malgré sa force économique) restent de petits pays comparés aux Etats-Unis à la Chine ou à l’Inde. Chacun de nos pays européens pris individuellement n’a pas le poids nécessaire pour peser efficacement. L’Europe le peut dans un contexte mondial qui évolue. Encore faut-il qu’elle en ait la volonté politique et qu’elle dispose des moyens nécessaires.

Or l’Europe, qui s’est édifiée progressivement depuis près de 70 ans, est minée par ses querelles internes, paraît souvent incapable de mener les politiques nécessaires ; son fonctionnement démocratique est questionné, et l’Union fait l’objet de critiques qui devraient s’adresser davantage aux gouvernements nationaux qui la paralysent trop fréquemment. Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, s’est ouvertement affiché comme pro-européen. C’est une orientation positive, mais qui doit être concrétisée, et qui pourrait se retourner si les attentes qu’elle suscite venaient à être déçues.

Avenir de l’Europe : 5 propositions au choix

Nous sommes à l’heure de choix essentiels. Consciente de cette situation, la Commission européenne a publié, début mars, un livre blanc  pour lancer un débat sur l’avenir de l’Europe  d’ici la prochaine élection du Parlement européen (juin 2019) dans la perspective de 2025. Le président de la République dans son programme électoral suggérait de son côté de lancer dans toute l’Union des conventions démocratiques et a confirmé à Athènes une telle démarche. La Commission européenne propose de débattre dans les parlements nationaux, les villes et les régions, partout en Europe, autour de 5 scénarios envisageables allant de la « continuité » avec le fonctionnement actuel à la possibilité de « faire beaucoup plus ensemble ». La mise sur le même plan des divers scénarios est étonnante, car il semble évident que les difficultés que rencontre l’Europe (ses lenteurs, son incapacité à prendre les décisions nécessaire, son déficit démocratique, etc.) devraient interdire les scénarios de continuité ou pire de régression, et que seuls présentent de l’intérêt les scénarios permettant de progresser en faisant mieux et plus (soit ensemble, soit seulement avec ceux qui le veulent). Est-ce une volonté pédagogique en mettant toutes les hypothèses sur la table ? La méthode est contestée par le Comité économique et social européen qui souhaite que soit dégagée une vision commune pour définir la voie à suivre par l’Europe. Dans son discours sur l’état de l’Union, le 13 septembre, le président de la Commission européenne J-C. Juncker a précisé sa vision de l’avenir en distinguant dans une feuille de route ce qui sera mis en œuvre d’ici 2019 et ce qui relève de l’horizon 2025. Les réflexions de la Commission se situent explicitement dans une Union à 27 pays (sans le Royaume-Uni) et laissent place à l’hypothèse où certains pays avancent plus rapidement que les autres avec des « coopérations renforcées ».

Le livre blanc s’ouvre par un utile chapitre présentant les « moteurs » de l’avenir de l’Europe, dans un monde en évolution et est accompagné par des contributions de la Commission aux discussions : « développer la dimension sociale de l’Europe », « approfondir l’Union économique et monétaire », « maîtriser la mondialisation », « l’avenir de la défense de l’Europe» et « l’avenir des finances de l’Union européenne». C’est donc bien un débat de fond auquel nous sommes appelés au cours des deux années qui viennent, mais dont certaines conclusions ne pourront attendre, car les évènements les rendent urgentes (terrorisme, changement climatique … etc.) et car elles interféreront avec la négociation du Brexit. Sans prétendre dans ce court texte entrer dans le débat, et au risque d’être schématique, nous voudrions seulement souligner ici quelques enjeux importants :

  •    Renforcer l’euro, et son contrôle démocratique  
  •    Besoin de convergence économique et sociale, de politiques industrielles et d’harmonisation fiscale 
  •    Pour une politique extérieure et de défense européenne  
  •    Information et culture, fondements de la citoyenneté européenne  

C’est le moment d’un nouvel élan pour l’Europe

Ce printemps, le Pape François, en recevant les chefs d’Etat et de Gouvernement pour le soixantième anniversaire du traité de Rome, a souligné des voies d’espérance pour l’Europe .

Pas de défaitisme face aux difficultés qui existent et à l’europhobie qui demeure  ; pas d’attentisme alors que notre pays a dans le passé souvent empêché l’Europe de progresser; pas d’idéalisme béat et de confiance exagérée dans le pouvoir politique national ; pas de minimalisme, même se présentant comme pro-européen tout en  s’opposant aux « élites européistes» et qui, sous couvert de prudence ou de réalisme plus ou moins cynique, laisserait une même capacité de blocage aux gouvernements nationaux. Pour franchir une étape nouvelle, l’Europe a besoin d’une impulsion nouvelle avec lucidité et détermination.

Appuyés sur l’expérience de ces dernières années, nous voyons les enjeux devant nous ; ils se situent au niveau européen : transition numérique, énergétique et climatique ; convergence économique et sociale, politiques industrielles ; harmonisation fiscale indispensable pour la libre circulation ; politique extérieure renforcée et défense commune ; approfondissement de la zone euro et processus de décision démocratique ; meilleur exercice de la citoyenneté européenne.

Dans tous ces domaines des progrès sont nécessaires. Ils deviennent possibles. L’Europe peut nous permettre de faire évoluer le monde vers plus de justice et de paix. Dans l’instabilité des forces à travers le monde, l’Europe peut peser face aux puissances continentales ou multinationales pour maîtriser la mondialisation. L’Europe politique peut se renforcer. Le veto britannique ne s’exercera plus. Rien n’est certain, mais après plus d’une décennie de paralysie, les esprits sont en train de changer. Les opinions, les gouvernements, les institutions européennes bougent rendant possible un nouvel élan.

C’est le moment de s’en saisir, à nos divers niveaux de responsabilité :

  •  S’informer, développer l’information, démonter la désinformation et les sophismes populistes ;
  •  Travailler avec les équipes qui cherchent à mettre au point les propositions concrètes et  adaptées ;
  •  Pousser nos gouvernements nationaux, nos élus locaux à se situer à la hauteur des enjeux européens ;
  •  Susciter, soutenir les initiatives européennes dans la société civile et dans la vie politique notamment au sein des syndicats, partis, mouvements et associations.

 Commission Europe de l'Antenne, septembre 2017

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23 septembre 2017

Résumé de lecture: de la défiance à la confiance

                En France la défiance, l’anxiété, et la déprime sont plus proches de celles des pays d’Europe de l’Est que de nos voisins européens. D’ou vient ce mal ? Est-il une tare culturelle, sociale, institutionnelle ? En a-t-il toujours été ainsi dans notre passé récent? Quels sont ses coûts économiques, institutionnels et humains pour le pays ? Y-a-t-il des pistes de solutions pour vaincre ce mal ?

Autant de questions auxquelles les économistes Yann Algan et Pierre Cahuc s’efforcent d’apporter des réponses à travers un travail de recherche fouillé, une somme de statistiques comparatives et d’analyses documentées, donnant ainsi à leurs thèses une crédibilité qui ne peut nous laisser indifférents.

Bernard Fénoglio a résumé pour nous cet ouvrage, que nous vous proposons ici: NA_170920_B_Fénoglio_De_la_défiance_à_la_confiance

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21 juin 2017

L'Europe toute !

Urgence d’avenir

Seule, la France  représente 1% de la population mondiale et 2 ,3%  de la richesse produite ; elle ne pèse pas lourd. Mais au sein de l’Europe, c’est différent : l’Union européenne pèse près de 509 millions d’habitants ; elle est la  première puissance économique avec près de ¼ du PIB mondial. Dans un monde de rapport de force, l’union c’est l’avenir, mais l’Union européenne, géant économique, est un nain politique ! Que faire ?

ImageDéfiEurope

Des défis à relever

Ils sont nombreux  mais le premier c’est la volonté de fonder une vie ensemble !

Dans l’ensemble européen :  la paix menacée par les attentats, la sécurité, le changement politique des USA menaçant l’avenir de  l’OTAN, une défense commune à prendre en charge,  l’immigration et la demande d’asile, le Brexit du Royaume Uni, une politique financière et fiscale commune, une transition énergétique bas carbone, une solidarité entre pays et régions, du travail pour tous…. en commençant par investir dans le capital humain (Erasmus).

Dans l’ensemble mondial : le changement climatique, les relations commerciales avec les géants que sont la Chine, l’Inde, les USA, la Russie, etc,  le développement durable…

C’est le moment d’un nouvel élan pour refonder l’Europe

Non pas moins d’Europe, mais mieux d’Union. Sortir de l’Union européenne serait un suicide, mais poursuivre sans changer de politique et de pratique serait la mort lente !

l’Europe est de nouveau à l’ordre du jour. Le président  français se dit pro-européen. Il a annoncé un débat citoyen avant la fin de  2017 ; il lui faut passer des paroles aux actes.

La Commission européenne vient de publier un ensemble de documents visant l’avenir de l’Europe, pour des débats citoyens dans les 27 pays, avant les élections européennes de juin 2019.

Une exigence chrétienne

 « Face aux poussées qui désagrègent, il est toujours plus urgent de mettre à jour l’“idée d’Europe” pour faire naître un nouvel humanisme basé sur la capacité d’intégrer, de dialoguer et de générer, qui a rendu grand celui qu’on appelle Vieux Continent. »

                                                               Pape François, vœux au corps diplomatique, Rome, 9/1/2017

« Le pape ne regarde pas la construction européenne comme un acquis mais comme un outil pour préserver la paix, laquelle est aujourd’hui en péril à travers le monde. Il invite les Européens à ne pas se replier mais à répondre aux nouveaux défis. »

Olivier POQUIN, Secrétaire général de la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne, 27/10/ 2016

 «  Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir d’avenir pour notre pays que dans une Europe forte et consciente de son histoire  et de ses responsabilités dans le monde. »

Conseil permanent de la conférence des évêques de France, 14/10/2016

 

Commission Europe de l’Antenne Sociale, 21 juin 2017 : une note d'actualité plus conséquente paraîtra sur ce support à la rentrée.

 

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