" à vous l'antenne !" ______________ANTENNE SOCIALE de LYON

24 mars 2020

Quel avenir sur la planète? (savoir-ALERTER-agir)

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Tous les indicateurs mettent en avant l’urgente nécessité des changements à mettre en œuvre si l’on veut continuer à vivre sur la planète terre. C'est ce que soulignent de nombreux acteurs: divers sont les modèles qu’ils préconisent, diverses leurs initiatives, diverses leurs solutions.

v    La collapsologie. C’est un courant de pensée qui annonce un effondrement planétaire et systémique imminent et inéluctable. Les penseurs de ce courant sont de plus en plus nombreux. Cf’’ Une autre fin du monde est possible’’ . En France,  l’homme politique Yves Cochet, pionnier de cette théorie, prédit la fin du monde pour 2030.

v    les ‘’lanceurs d’alertes’’ dans la perspective écologique sont nombreux également et les sujets variés ; entre autres : «Climat, pollution, qualité de l’air : subir ou agir ?», «L’alerte face aux pollutions et risques industriels», «Chimie agricole : traitement du vivant ou extermination ?», «Nucléaire et après ?»

 Parmi ceux-ci, on trouve de nombreuses figures de l’écologie française comme la députée Delphine Batho, le philosophe Dominique Bourg, la sociologue Annie Thébaud-Mony, l’agriculteur Paul François, les journalistes Stéphane Foucart et Inès Léraud, etc.

Des appels de plus en plus  nombreux sur les changements nécessaires :

* Commençons par  la jeune suédoise  Greta THUMBERG.  Agée de17 ans, la  jeune Suédoise, instigatrice de la «grève mondiale pour le climat», inspire des jeunes du monde entier, y compris  en France. La jeune militante a été désignée personnalité de l'année 2019 par le magazine Time«Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout, mais vous détruisez leur futur devant leurs yeux.» Lors de la 24ième réunion des pays de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tenait à Katowice, en Pologne en décembre 2019 , Greta Thumberg, a appelé les écoliers du monde entier à une grève internationale. Depuis, la jeune fille  ne cesse d’inciter les grandes puissances à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique.

* Des scientifiques proposent d’entrer en résistance pour prendre sérieusement en compte la Convention citoyenne sur le climat et changer radicalement notre modèle économique et productif ( réf. ‘’1000 scientifiques face à la crise écologique’’. Le Monde 21 02 2020)

- Quinze mille scientifiques alertent sur l'état de la planète

Tous les indicateurs montrent une dégradation catastrophique de l'environnement sous la pression de l'homme.  Les conséquences sont connues et lourdes

Mise en garde des scientifiques à l'humanité : deuxième avertissement. "C'est une alerte solennelle que publient, lundi 13  novembre dans la revue BioScience, plus de 15 000  scientifiques de 184 pays. Biologistes, physiciens, astronomes, chimistes ou -encore agronomes, spécialistes du climat ou des océans, de zoologie ou d'halieutique, les auteurs mettent en garde contre la destruction rapide du monde naturel et le danger de voir l'humanité pousser " les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie’’.

.... à suivre

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19 mars 2020

Quel avenir sur la planète ? (SAVOIR - alerter - agir)

Etienne Fauvet fait le point et nous emmènera progressivement sur le terrain de l'Espérance. Une façon de faire Carême et de nous préparer à la soirée du 13 mai.

 

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Nous vivons dans un monde où les nombreuses catastrophes naturelles nous confrontent à l’imprévu de ‘’l’anthropocène’’,  que nous avons peine à concevoir et plus encore à maîtriser.

Dans ce XXIème siècle compliqué, aux multiples rapports de force économiques, politiques, sociaux,  et culturels,  saurons-nous  penser global  et agir local, dans une stratégie cohérente, soutenus par une perspective chrétienne ?

Quelques  impressions parmi d’autres,  à la suite de références bibliographiques consultées [i]

  1. 1.     Penser global

 Nous sommes dans un monde de l’effervescence médiatique sur tous les sujets possibles. Dans le domaine du climat et de l’écologie, particulièrement, les lanceurs d’alertes sont de plus en plus nombreux ; diverses sont les pensées ; diverses sont les analyses de la situation mondiale actuelle et les moyens à mettre en œuvre.

Quelques rappels récents parmi d’autres :

NB. Chiffres tirés des lectures récentes.

  • 10% des habitants les plus riches de la planète émettent plus de la moitié de CO², alors que la moitié la plus pauvre n’est à l’origine que de 10% des rejets polluants.
  • Le numérique émet  4% des gaz à effet de serre, plus que l’ensemble des avions. Une box internet consomme autant qu’un réfrigérateur.
  •  En 2016, à travers le monde, les déchets électriques et électroniques ont  représenté l’équivalent de près de 4 500 tours  Eiffel.
  • Au dessus d’un revenu de 15 000 dollars annuels par habitant, le bien être ne croît plus ou peu.
  • ONU octobre 2018. Pollution de l’air. 600 000 enfants âgés de moins de 15 ans (dont 540 000 moins de 5 ans)  meurent chaque année d’infection respiratoire à cause de la pollution,  essentiellement dans les pays les moins développés d’Afrique, Proche Orient, Asie du sud est ‘Le Monde29 10 18
  • Agence Europe Environnement. En Europe, la concentration de particules fines de gaz a causé la mort de 422 000 prématurés, en 2015. En France, 35 000. Pollution aux micro particules : 91% de la population mondiale respire un air trop chargé en microparticules, avec 7 millions de morts par an (plus que les accidents de la route = 1,3 millions, ou le SIDA 1,1M).
  • WWF rapport du 30 10 18.‘ « 60% des oiseaux, poissons, amphibiens et reptiles ont disparu en 44 ans (1970-2014) ».
  • Nature Climate Change 22 10 18. Le bassin méditerranéen se réchauffe plus vite que le reste de la planète : canicules et sécheresse en hausse.
  • On estime le gaspillage à 30% ou 40% de la production.

Tous ces chiffres et bien d’autres mettent en avant l’urgente nécessité des changements à mettre en œuvre si l’on veut continuer à vivre sur la planète terre.  A suivre.......



  1. [i] Pablo SERVIGNE, Raphael SERVIGNE, Une autre fin du monde est possible, Seuil, 2018, 327.
  2. Pierre RABHI, Juliette DUQUESNE, Vivre mieux sans croissance, Presses du Châtelet, 2019, 202.
  3. Delphine BATHO, Ecologie intégrale. Le manifeste, Le Rocher, 2019, 119.
  4. Olivier FREROT, Solidarités émergentes. Institutions en germe. Comprendre pour choisir et agir,  Chronique Sociale de France, 2015, 118. Essai sur les changements de société, avec la fin d’une société de progrès, verticale… et émergence d’une nouvelle société basée sur la relation et la solidarité..
  5. Mireille DELMAS-MARTY, Aux quatre vents du monde. Petit guide de navigation sur l’océan de la mondialisation,  Seuil, 2016, 147.
  6. Yuval Noah HARARI, 21 leçons pour le XXI° siècle, Albin Michel, 2018, 375.   
  7. Denis PELLETIER, Les catholiques de France de 1789 à nos jours, Albin Michel, 2019, 349.
  8. Anne SOUPA, Consoler les catholiques, Salvator, 2019, 125.

 

 

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15 mars 2020

La Fraternité, socle du christianisme social

Alice nous tient au courant de l'avancement de la numérisation par la Bibliothèque municipale de Lyon des actes des Semaines Sociales de France. Voici un extrait du cours inaugural de 1905 à Orléans.

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….. Puisque l'élan réel des hommes, des êtres concrets que nous sommes, n‘est pas celui dans lequel Dieu a mis l‘humanité, mais le résultat d'un acte émané de l‘initiative humaine. la réalité visible n‘est pas un modèle auquel nous avons à nous tenir. La nature, telle que nous la pouvons par nous-mêmes saisir et interpréter, n‘est pas une force que nous avons simplement à laisser agir. Puisque le Christ est venu racheter tous les hommes et apporter sa médiation pour leur salut, une réponse de notre part, témoignage de notre bonne volonté, est indispensable…. D‘où un besoin pressant et un devoir impérieux: le besoin d‘étudier, au moyen de l‘observation, la réalité, matière des réformes. pour éviter les abstractions dangereuses, susceptibles de rendre vaines les plus belles conceptions ou de dévoyer les esprits les plus généreusement inspirés…..

 Il ne s’agit point de nous lancer dans l'idéologie abstraite, mais de nous engager loyalement à l‘école réaliste du Maître qui a édicté l'obligation générale d’amour en commandant à chacun d’aimer son prochain, formule essentiellement concrète et précise qui met en relief le caractère positif et immédiat du devoir, en même temps qu‘elle fait apparaître la gradation et l'espèce de hiérarchie que le développement de la vie apporte dans l'application du devoir. Toutes les leçons de la Semaine sociale ont donc pour fondement la conception de la fraternité humaine, pour objet l'exposé de ses conséquences, pour but la recherche de ses applications aux contingences d'aujourd'hui. Dès qu‘on explore l’idée de fraternité. l‘on est au cœur du catholicisme; car, seul, il la fournit et l'incarne dans une institution; seul, il lui donne une valeur impérative et obligatoire; seul enfin il la sanctionne. Supprimez l‘obligation évangélique d'amour, l'idée de fraternité manque de valeur efficace. Supprimez la paternité divine, …. l‘idée de fraternité manque de base logique, de symbole positif. Supprimez cette sorte de parti-pris divin, par lequel Dieu ne peut accorder la pleine vision de lui-même aux hommes qu'à la condition qu‘ils s‘aiment et qu'ils travaillent à s'aimer. et l'idée de fraternité manque de sanction effective. ……

Entre la solidarité, fait qui se constate. et la solidarité érigée en devoir. la passerelle nécessaire, ….. c‘est la conception de la fraternité des hommes, tous créés à l‘image et à la ressemblance de Dieu. tous rachetés par le Christ. En étudiant les applications modernes de cette vieille idée, nous verrons, sur les divers terrains, le catholicisme se dresser contre l'individualisme issu du philosophisme du XVIIIème siècle et opposer, à une glorification abstraite, platonique et absolue de l’homme, la revendication concrète, effective des droits que la justice sociale, fondée sur la notion de fraternité, reconnait aux hommes.

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09 mars 2020

Municipales: ce qui nous tient à coeur

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Les communes sont des lieux privilégiés pour développer une démocratie qui ne laisse personne de côté. Pour ces élections municipales, le Mouvement a voulu s’appuyer sur les initiatives locales réalisées afin que personne ne soit oublié, et sur l’expertise de personnes engagées dans la vie de leur commune. Deux journées de réflexions avec des militants Quart Monde, des alliés et des volontaires permanents ont permis de déterminer ce qui tient à cœur à ATD Quart Monde, dans un contexte d’urgence climatique et sociale

ALLER AU-DEVANT DES CANDIDATS

L’objectif est d’encourager les membres du mouvement à dialoguer avec des candidats, à participer à des réunions publiques et à aller à la rencontre de personnes qui ne croient plus en la politique. «  Il y a beaucoup de gens qui n’iront pas voter car ils ne sont pas réconciliés avec les politiques, ils n’y croient plus, ils ont l’impression qu’on les noie plus qu’on les aide. C’est important d’aller au-devant des candidats et de les convaincre, pour qu’ils aillent à la rencontre des jeunes, qu’ils entendent ce que les jeunes veulent, ce qu’ils ont envie de porter, et leurs besoins réels », explique ainsi Doris, militante Quart Monde à Lyon. Cette période électorale est donc l’occasion d’échanger et de faire des propositions dans un souci de dialogue réel, pour que les choses changent dans nos communes.

Les propositions d’interpellation et d’actions formulées par ATD Quart Monde sont basées sur 4 grands axes :

-          Pour une participation réelle de tous, afin de connaître la manière dont les candidats souhaitent faire participer réellement l’ensemble des habitants.

-          Pour des mesures écologiques qui profitent à tous, pour que dans le débat public, les personnes, en situation de pauvreté soient considérées comme partenaires et sources d’initiatives dans la lutte contre le changement climatique.

-          Pour un accès de tous aux droits fondamentaux, pour inciter les candidats à évaluer l’impact des politiques municipales sur les personnes les plus pauvres et connaître leurs projets en matière de logement, d’éducation, d’emploi ou de transport.

-          Pour une société créatrice de liens, qui n’exclut personne, avec des questions et des propositions autour de la qualité de la vie collective, de la participation de tous aux activités municipales ou de l’accueil des personnes migrantes.

Ces propositions sont à adapter au contexte local. Toutes doivent permettre un échange réel sur la manière de construire des villes qui disent non à la ségrégation sociale, à la discrimination pour raison de précarité et de pauvreté et qui font de la lutte contre les exclusions une priorité fondée sur le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains.

Xavier Verzat et Denis Rochette, pour ATDQM

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05 mars 2020

Municipales : Questions pour les candidats, … et pour chacun de nous.

Les élections municipales approchent. Il s’agit d’élire nos conseillers municipaux, et dans le Grand Lyon nous voterons une deuxième fois pour élire le Conseil de la Métropole.

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Nous somme attachés à la recherche du bien commun, permettant l’épanouissement de tous, en nous appuyant sur la pensée sociale chrétienne et à travers nos engagements dans la vie économique, sociale et politique de nos cités.

Ces élections sont importantes car elles réalisent le niveau de démocratie le plus proche de chacun. Nos villes et communes, les inter-communalités, la Métropole ont vu leurs compétences évoluer mais elles restent des lieux de décision essentiels, avec des conséquences pour chacun d’entre nous.

Sans ignorer les inévitables querelles qui peuvent troubler ces élections, nous voulons questionner les choix des candidats. Ce sont en même temps des critères pour le choix de chaque électeur.

  • Quelle politique de logement au plan local ?

La gestion du foncier conduit-elle non seulement à faire sa juste place au logement social, et à un logement digne pour les plus démunis, mais aussi à réaliser dans les quartiers une mixité des réalités sociales ?

  • Quelle transition écologique ?

La transition écologique et climatique est devenue impérative dans tous les domaines. Quelles mesures pour les économies d’énergie (facilitation de l’isolement des logements, développement des transports en commun, co-voiturage, pistes cyclables, etc.) ? Quelle adaptation des horaires publics ? Quelle gestion de l’eau ? des déchets ? Comment les terres agricoles sont-elles préservées ? Les menus des cantines deviennent-ils bio ?

  • Quel développement de l’emploi et de l’économie ?

Quel soutien est-il apporté à la création d’emploi et au tissu économique local ? Les chômeurs sont-ils aidés ? Sont-ils conseillés et soutenus dans leurs recherches d’emplois ?

  • Quel soutien pour la santé et pour le social ?

Comment les services publics locaux sont-ils développés ? les Centres sociaux, les CCAS ? Quelle attention aux personnes avec handicap ? Quels réseaux de médecins de ville ? Quelles créations de maisons médicales ? d’EHPAD ? Quels lieux intergénérationnels de rencontres existent-ils ?

  • Quelle politique de l’éducation et de la culture ?

Comment les infrastructures scolaires sont-elles développées ?  Quelles activités péri-scolaires sont-elles proposées ? Quelles crèches ?  Quels équipements culturels (bibliothèques, ludothèques, MJC, salles de spectacles, etc.) ?

  • Quelle ouverture à l’Europe et au monde ?

Veille-t-on à l’implication de nos concitoyens de l’Union européenne dans la vie municipale ? Comment les échanges scolaires sont ils facilités ? et Erasmus en Europe pour les étudiants, apprentis et enseignants ? L’information sur l’Europe est-elle diffusée ? Les associations de solidarité internationale sont-elles aidées ? Qu’est-il fait pour améliorer l’accueil des migrants ?

  • Quelle démocratie participative ?

Le fonctionnement municipal est-il collégial et transparent ? Les citoyens sont-ils impliqués  (comités de quartiers, commissions extra-municipales, etc.) ? Les projets sont ils élaborés, co-construits avec les habitants et les groupes concernés ? Les associations et syndicats sont actifs dans tous ces domaines : comment sont-ils écoutés ? soutenus ? Sont-ils impliqués dans l’élaboration des projets ? dans leur mise en œuvre ?

 

Il y a urgence : fractures sociales, climat, crise démocratique. Nous savons combien nos sociétés sont bousculées. En même temps nous sommes témoins de beaucoup d’initiatives pour lutter contre les exclusions, contre le chômage et la pauvreté et créer des structures qui favorisent le lien social et le « vivre ensemble ».

Tout ne peut-être résolu au plan local. Les quelques domaines que nous questionnons ne sont pas les seuls, mais ils sont particulièrement importants. Ils demandent des décisions et des actions.

Les municipalités sont des acteurs essentiels, proches des problèmes. En travaillant avec les autres acteurs elles peuvent contribuer à la recherche et à la mise en œuvre de solutions.

Interrogeons les, interrogeons les candidats. Des choix qui sont effectués dépendent les possibilités de mieux vivre ensemble et de renforcer le lien social.

Lyon, février 2020

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01 mars 2020

Quelle espérance ?

En ces temps d’incertitude, l’espérance revient au goût du jour. Fondée sur notre foi, attestée par toute l’histoire du peuple de Dieu, elle est invoquée pour dissiper une angoisse paralysante.

Le sentiment de crise aujourd’hui pénètre les esprits : crise économique et financière possible voire probable, crise du politique, crise des institutions, crise planétaire et écologique, crise de la démesure selon Patrick VIVERET. Comment alors espérer, et de quelle espérance s’agit-il ?

Récemment deux articles parus dans la Vie du 30 janvier (J. C. GUILLEBAUD) et La Croix Hebdo du 1er février (M.H. LAFAGE : vice-présidente des alter-cathos) posent la question.

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Pour le premier, face aux crises, il faut que nous construisions une autre manière de vivre, ce qu’il appelle en faisant référence au déluge,  « une deuxième arche pour sauver le temps humain et la vie. »

Pour la seconde l’espérance n’est pas une réponse fataliste qui nous placerait hors du monde. Elle appelle à réhabiliter une espérance active, qui allie l’espoir à l’espérance. Il s’agit de retrouver nos capacités créatrices en même temps que de refuser les discours paralysants.

Ce qu’elle résume en trois postures : questionner, imaginer et agir.

Un beau programme.

  Raymond Citterio, 6-02-2020

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27 février 2020

Votons aux municipales… sans oublier l’Europe

Cela semble un grand écart d’associer nos élections municipales, à tonalité d’abord locale, et l’Europe, cet ensemble souvent perçu comme un peu nébuleux et lointain.

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Et pourtant…

  • N’oublions pas que tout citoyen de l’Union Européenne résidant dans notre pays y a à la fois le droit de vote et la possibilité d’être élu Conseiller municipal, même si les fonctions de maire et d’adjoint au maire lui sont interdites. On a vu, dans la perspective du Brexit, de petites communes du Sud-Ouest s’inquiéter de voir certains conseillers municipaux britanniques, très actifs, ne pas être éligibles aux prochaines élections.
  • Moins connus, et pourtant bien réels sont les financements européens de projets locaux, via des instruments comme le Fonds Européens de Développement Régional (FEDER), visant plus particulièrement les projets innovants, les programmes relatifs aux Nouvelles Technologies de l’Information, la compétitivité des PME, mais aussi l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Quelques exemples proches de nous : le FEDER est intervenu à hauteur de 30 à 55% pour un plan numérique dans les écoles de Vaulx-en-Velin, pour la requalification expérimentale de la lône de Pierre-Bénite, pour la réhabilitation énergétique de 90 logements à Décines, pour la rénovation thermique de la MJC de Bron, etc… sans parler de projets plus importants comme la rénovation de la gare de la Part-Dieu.
  • Même si les fonds européens à vocation sociale sont appelés à être restructurés à compter de 2021, les Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis (FEAD) aident considérablement les associations dans le financement de leurs opérations de distribution alimentaire avec une enveloppe de 3,8 Milliards d’Euros sur la dernière période septennale de budget. Le quart des denrées alimentaires distribuées par les Restos du cœur est ainsi financé.
  • Si le programme Erasmus est un succès avéré, bien perçu des jeunes étudiants et apprentis européens, il est souvent complété par les collectivités locales pour aider au financement de la vie dans un pays étranger, ce qui est loin d’être négligeable pour un jeune vivant loin de ses attaches.
  • N’oublions pas non plus les sections européennes des lycées et les échanges qui s’organisent entre nos collèges et lycées et des établissements d’autres pays européens, éduquant ainsi nos enfantsà l’ouverture dès leur scolarité.
  • Les collectivités locales sont souvent parties-prenantes de jumelages, qui au-delà de l’aspect touristique peuvent permettre une meilleure connaissance et des coopérations. Elles peuvent aussi s’impliquer dans le financement des Maisons de l’Europe, qui contribuent à diffuser une vision plus large et plus équitable de l’Europe, sur laquelle se défaussent trop souvent les décideurs politiques quand ils sont critiqués par leurs concitoyens.
  • Symboliquement, la présence du drapeau européen sur nos édifices publics est un rappel de notre engagement collectif européen

Tous ces domaines constituent des terrains d’action pour les Conseils municipaux. Et nous, électeurs, pourquoi ne pas tenir compte de l’ouverture des candidats sur les sujets européens ?

Commission Europe de l'Antenne, février 2020

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19 février 2020

Municipales: conclusions de la soirée du 19 janvier 2020

Les participants à notre soirée du 29 janvier se sont répartis en 3 ateliers pour répondre à deux questions: Qu’est-ce qu’un bon maire ?  Que peut attendre un maire de ses citoyens ?

Marianne

Pour tous,  un bon maire est d’abord à l’écoute des administrés,  dans le respect dû à chacun. Il est présent, proche, c’est quelqu’un en qui on peut avoir confiance.

C’est aussi quelqu’un qui anticipe et propose, donc qui a une vision. Il aime sa  ville et la valorise. C’est assez inattendu en politique, mais les maires, c’est aussi une histoire d’amour.

On attend du maire une prise en charge globale, même hors de son champ de compétences. On l’a dit, les compétences des maires sont rognées régulièrement et déléguées en partie, mais le maire doit intégrer les enthousiasmes  comme les misères humaines, en restant réaliste et en défendant des valeurs. Il lui faut donc du charisme et de l’éthique.

Il doit communiquer tous azimuts, avec des administrés, des corps associatifs, des fonctionnaires, des techniciens, comme avec  les communautés de communes et l’Etat. Il est donc un médiateur, qui sait travailler avec les autres et sait élargir son point de vue.

La fonction crée l’organe, et l’élu doit devenir maire,  élargir son regard et son influence au-delà des cas particuliers pour  aborder l’intérêt général voire le bien commun, pour reprendre un terme cher au christianisme social.

On l’a signalé avant, c’est le projet qui fait le territoire. Aussi faut-il savoir, avec charisme,  embarquer les citoyens dans un projet qui n’était sans doute pas le leur au départ.

Un groupe l’a dit, et cela peut faire une transition, un bon maire c’est d’abord de bons citoyens, et les citoyens disposent de nombreux moyens d’intervenir.

 Il y a des commissions extramunicipales, ouvertes à des non élus, des Centres Communaux d’Action Sociale, des Comités Locaux de Développement, des Conseils de Quartier, dans lesquels des corps intermédiaires sont bienvenus, voire obligatoires, et qui couvrent de nombreux sujets. La participation des citoyens est sollicitée lors de nombreuses concertations. Il y a parfois des budgets participatifs, et il s’agit d’une responsabilité difficile à endosser pour le citoyen. Il faut que les règles du jeu soient claires, connues, et que des réponses soient impérativement données par les élus ou les techniciens.

Ce registre appelle la notion de subsidiarité : les élus municipaux confient aux comités les manettes  pour agir. La subsidiarité, c’est aussi un contrat qui nécessite une évaluation régulière. Il est difficile que chaque citoyen intervienne à tout moment, et c’est pourquoi il est important que les municipalités soutiennent fortement leur tissu associatif, un vecteur majeur pour la circulation du pouvoir, de l’information, et la prise de conscience des nouveaux besoins, dans un monde très déstabilisé. Les élus actionnent aussi la subsidiarité ascendante. Dans les Monts du Lyonnais ils ont ainsi très tôt compris qu’il fallait décider des choses ensemble pour le bien collectif.

Quelqu’un a questionné tout à l’heure le vote : Délégation de responsabilité par le citoyen, ou abandon de responsabilité par le citoyen? Il a été dit combien les élus ont besoin de citoyens qui aient envie de travailler pour le Bien Commun. Cela  conduit à la notion bien chrétienne d’appel. Nos élus seraient parfois bien inspirés d’appeler ainsi leurs concitoyens : « Vous avez des idées, des compétences. Venez nous aider, vous êtes les bienvenus ».

Cet appel s’adresse à chacun de nous.

François Pillard, délégué de l'Antenne

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03 février 2020

Qu'est ce qu'un bon maire? Soirée du 29 janvier 2020

 L'Antenne a exploré la relation entre les élus municipaux et leurs concitoyens, en questionnant deux élus expérimentés, puis en faisant travailler l'assistance en ateliers. Vous pouvez écouter ici un enregistrement de la première partie, dans laquelle François BOURSIER questionne Paul RONZON, l'expérimenté Président de la Communauté de Communes des Monts du Lyonnais, et Jacques LIMOUZIN, qui a été adjoint au maire de Bron, commune de la Métropole de Lyon.

 

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02 décembre 2019

Dans un monde qui change , refaire du lien social

« Tout change, une seule  chose ne change pas : le changement » Confucius, déjà, au VI° siècle avant Jésus Christ. Dans notre société actuelle,  qui change rapidement, nos liens, locaux ou sociaux, changent aussi. Ce qui introduit des mouvements sociaux divers, et souvent anxiogènes pour les plus faibles. Alors , comprendre pour agir.

En reprenant cette proposition* de René Dubos ( agronome français, 1972)  et  adoptée par le Sommet de la terre, à Rio, en 1992,  refaire quelle société ?

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    Notre environnement change tous azimuts
  • changements physiques préoccupants : climat,  sécheresse,  déficit en eau , pollution de l’air, disparition des abeilles et de la diversité biologique, rues piétonnières, déforestation, pistes cyclables,  végétalisation d’espace dans les villes ,  recyclage des eaux usées , réchauffement des océans (GIEC) ,  événements météo extrêmes …
  • changements techniques ambivalents  :  téléphone portable, internet, vélos électriques,  VTC, crypto-monnaies (bitcoin, ether, libra), moteurs de recherche, mini ordinateurs économes en énergie, enceintes connectées, messagerie instantanée, voitures électriques, bus à hydrogène , énergies renouvelables, agriculture biologique …
  • changements économiques et sociaux  ambigus :   pouvoir d’achat , baisse des impôts,  montant des retraites, consommation  bio : moins de viande ,  déplacements et coût des carburants ,  auto entrepreneurs, Ubérisation des livraisons,  lycée et réforme du bac, programmes scolaires, accueil des migrants , CDD très courts …

    et  puissance des géants du numérique, prééminence de la finance,  croissance des mini-jobs, diminution du poids des syndicats, importance de la vie associative, développement des réseaux sociaux, changement dans les pratiques religieuses, croissance de la violence verbale, mobilisations locales ou ONU pour le climat  …

  • des changements politiques : Union européenne et Brexit,  tensions entre les GAFA et les Etats, intercommunalité, rapport de forces des partis, Gilets jaunes , black bloc … 49% des maires ne voulant pas se représenter, fiscalité locale, grands débats sur les réformes ….

     et juridiques :  ex loi sur la bio éthique ; loi sur les retraites, loi 80 kms/h, indemnisation du chômage,  accueil des migrants (AME), loi sur la flexibilité de l’emploi…   

  • Nous-mêmes, nous changeons   dans notre façon d’être humain

Nous sommes quotidiennement au cœur de ces situations et mouvements qui donnent parfois  le tournis et qui révèlent des inégalités croissantes, inquiétantes .

  • changements de comportements :  robots ménagers divers,  micro travail à partir de chez soi,   vie conjugale,  instabilité des couples, , divorce, PACS, PMA, covoiturage, cohabitation … organisation des vacances, orientations des enfants, courses au super marché ou à l’AMAP, calcul de la fin de mois , gaspillages…

- achats  par les réseaux sociaux, précarisation,  vie associative de quartier , rencontres religieuses

- contact des administrations ou grands services par réseau mail : tapez 1, tapez 2…

  • changements de mentalité

Prise de conscience que toute cette ‘’modernité’’ (du collectif à l’autonomie individuelle) nous  conduit dans le mur, si… tout continue de cette manière.

Des sentiments de contraintes et des insécurités - pas toujours corroborés par les faits -  bousculent notre façon d’être ‘’humain’’ ;  nos exigences de justice et d’immédiateté :

    le changement insécurise…   et nous avons le sentiment de passer d’une société sûre à une situation d’insécurité sociale, pour notre avenir et celui de nos descendants. La crainte nourrit la violence plutôt que la coopération et la responsabilité,  appel à la bienveillance ...

    les plus défavorisés,  dans les territoires ou dans les groupes sociaux ( nous ou autour de nous) sont marginalisés et en situation de précarité.  La perte de confiance en soi accompagne la perte de confiance dans les autres et dans les institutions ( Etat, Ecole, Eglises…).

    La sécurité que nous attendons des pouvoirs publics  entre en conflit avec la liberté personnelle  sur les données personnelles qui nous concernent ; ce qui nourrit la défiance envers les institutions (Etat, école, églises…).

Ces valeurs, liberté, sécurité, respect, confiance, justice, bienveillance, responsabilité, coopération, etc.. sont à refonder par des liens renouvelés.

  • Faire des liens pour faire société ?

Le ‘’lien social ‘’  c’est l'ensemble de nos appartenances, des relations personnelles ou institutionnelles qui nous unissent soit à d’autres personnes , soit à des groupes sociaux. « Le lien social représente la force qui lie entre eux les membres d’une famille, d'une communauté sociale, d'une association, d'un milieu social. » dictionnaire.

        Regarder le positif - Dans les contextes ci-dessus s’exercent une multitude de gestes de solidarités individuelles et collectives. Des initiatives voient le jour. Elles dessinent un avenir possible et plus humain. Il nous faut déjà les repérer, les partager, les communiquer, les relier, localement.

                  Vouloir résister globalement contre ‘’le tout possible tout de suite’’. Résister, c’est développer son esprit critique sur la toute puissance de la technique pour apporte le bonheur…

                  Agir dans la vie  institutionnelle et aussi dans la vie locale, associative, ecclésiale… avec plus de: confiance, solidarité, initiative, responsabilité, confiance en soi et dans l’autre.. Ce qui commence par la rencontre, le dialogue, la confrontation des idées et des positions ; courage de vivre aujourd’hui.

    Proposer  une perspective spirituelle,  que des croyants partagent

  • "Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, …….- sont - celles des disciples du Christ" (Gaudium et spes – Vatican II). Le Christ a pris ce chemin de la proximité  dans sa vie et son enseignement ; il nous invite à le suivre, dans cette voie de  la rencontre et du partage.
  •  ‘’ Servir  les besoins profonds de l’homme’’ est une façon de vivre l’amour

 « En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres » (Jean 13.35), Les chrétiens ne peuvent pas former de souhait plus vif que celui de rendre service aux hommes de leur temps, avec une générosité toujours plus grande et plus efficace. Aussi, dociles à l’Evangile et bénéficiant de sa force, unis à tous ceux qui aiment et pratiquent la justice, ils ont à accomplir sur cette terre une tâche immense…» Gaudium spes 93.1

  • « L’humanité sauvée, c’est une humanité réconciliée et cette réconciliation se fait dès maintenant quand nous travaillons à l’humanisation de l’homme. Quand nous travaillons à l’humanisation de l’homme, nous travaillons au salut de l’humanité. » Joseph Moingt, théologien.                                                                                                                                                               Antenne sociale , commission faits de société

                                                                                                                        Etienne FAUVET,    octobre 2019

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