" à vous l'antenne !" ______________ANTENNE SOCIALE de LYON

15 octobre 2019

Fractures 9 octobre: Fil rouge par Richard MARION, sociologue

 Richard MARION, sociologue, a suivi les échanges, et papillonné d'atelier en atelier pour nous restituer quelques idées qui ressortent de la soirée.

 

Vous pouvez facilement retrouver l'ensemble de nos enregistrements audio en suivant le lien suivant vers Audiomack: https://audiomack.com/artist/antenne-sociale-de-lyon

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Soirée du 9 octobre: exposé de André GACHET, conseiller de la Métropole

 

 André GACHET, conseiller aux fragilités la Métropole de Lyon, exprime de quelle façon la Métropole, notamment depuis qu'elle a repris les compétences départementales, porte le souci des fractures sociales. Une politique nouvelle pour elle, où tout est toujours à réinventer. Ses premiers mots viennent démontrer à quel point les choix faits au nom de la discrimination positive dite de Politique de la Ville peuvent desservir par exemple les plus pauvres des quartiers en voie de gentrification. Cela incite à une grande prudence et humilité dans les choix.

 

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12 octobre 2019

9 octobre : Conclusion théologique par le dominicain Alain DURAND

 

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Soirée du 9 octobre 2019 - M.Millet, Présidente de l'UD CCAS 69

En première partie de notre soirée consacrée à l'identification des fractures sociales et aux moyens de recréer du lien, Marylène MILLET, présidente de l'Union Départementale des Comités Communaux d'Action Sociale du Rhône, apporte son éclairage d'observatrice institutionnelle.

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11 octobre 2019

FRACTURES SPATIALES ET SOCIALES DANS LA METROPOLE LYONNAISE, par Madame PLASSE-BOUTEYRE, sociologue

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En résumé : 

Lyon, comme les autres grandes métropoles européennes est constituée de populations très diverses, distribuées inégalement , avec des fractures sociales et spatiales flagrantes. Les populations aisées choisissent leur lieu d'habitation qui sont principalement les centres rénovés gentrifiés et les banlieues pavillonnaires proches. Les catégories plus modestes peuvent être exclues de ces quartiers, et reléguées dans l'ancien dégradé, dans les grands ensembles construits après guerre, ou dans les secteurs périurbains éloignés (30Km). Ces secteurs cumulent des handicaps sociaux : chômage, accès aux soins, faible mobilité, faible qualification et parcours d'insertion erratiques. La discrimination est économique par le coût de l'immobilier, mais aussi celui du transport. Elle est aussi psychologique car ces quartiers sont négativement connotés, ce qui provoque une discrimination ethno-spatiale et une stratégie d'évitement résidentiel: chaque groupe s'évertue à fuir un groupe immédiatement inférieur.

Malgré le dynamisme de la Métropole et de l'action publique, les inégalités restent marquées, avec des territoires à l'ouest plus favorisés par un habitat peu dense favorisant l'entre-soi, et des territoires à l'est et au sud plus modestes, faits de grands ensembles enclavés et touchés par la précarité. Ces contrastes ont une cause largement historique liée aux implantations industrielles, puis à la construction de grands ensembles HLM dans les années 60-70.Dans la commune de Lyon, la mixité sociale est bien présente à l'exception du 9ème, en lien avec une forte concentration de logements sociaux. L'embourgeoisement des 2ème et 6ème s'est renforcé, et la gentrification des 1er et 4ème se diffuse au 3ème et dans certains quartiers du 7ème arrondissement.

Les populations des Quartiers Politique de la Ville ont des revenus faibles, beaucoup d'enfants et de jeunes en familles monoparentales, et des personnes seules, souvent âgées. Les taux de pauvreté y sont deux fois plus importants que la moyenne métropolitaine. le chômage y reste élevé, malgré un dynamisme économique flagrand dans certains quartiers comme Vaulx, Vénissieux, la Duchère ou Rillieux. Les populations immigrées sont également surreprésentées. Ce sont des quartiers d'ouvriers et employés, faiblement diplômés, et moins mobiles que la moyenne, d'où une politique métropolitaine forte pour les équiper en Transports en commun.

Les actions politiques ont eu un impact positif certain pour certains quartiers comme Duchère-Plateau, Rillieux-Semailles, Vaulx-l'Herpe, Saint-Priest-Bellevue, Verdun-Suchet à Lyon, ou Saint-Clair et Montessuy à Caluire. Mais la situation se fragilise pour la Sauvegarde, Les Minguettes, Cuire le bas, Saint-Fons-centre, Alagnier nord à Rillieux, ou même à Parilly et Bron-Terraillon, Les Vernes à Givors, Grappinière, Buers-est, Arsenal sud à Saint-Fons, Mermoz-Trinité et Langlet-Santy à Lyon 8ème.

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27 septembre 2019

Plaidoyer pour la Responsabilité

« Quand l’État de droit détruit ses citoyens en leur donnant un sentiment de chosification, il se porte atteinte à lui-même car ces sujets, anéantis, réduits au Moi minimal, deviennent étrangers au sentiment d’engagement dans la sphère publique,  ou traduisent politiquement leur ressentiment par des votes extrémistes » (Cynthia Fleury in « Le soin est un humanisme »).

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Cette citation traduit parfaitement le thème que je vais développer dans ces quelques lignes.

La prégnance technocratique de notre État, son immixtion pointilleuse à travers le découpage des aides publiques innombrables qu’il attribue aux plus démunis chosifie bien les ayants droits en évaluant et gérant lui-même leurs besoins :

-          aide au logement

-          aide à la formation

-          aide aux transports

-          prime d’activité

-          prime de Noël

-          prime de rentrée

Ainsi travail, logement, loisirs, transports, évènements etc… font l’objet chacun d’aides aussi variées que multiples. En soi ces aides prises une à une n’ont rien de critiquable et participent à la solidarité nationale.

Cependant en découpant en fines rondelles le maquis des aides possibles l’État nuit à lui-même comme il nuit aux citoyens qu’il prétend aider.

Il nuit aux citoyens d’au moins 2 façons :

1/  Les décortiquer une à une pour savoir si on y a droit prend un temps considérable aux citoyens qui pourraient ou pensent être concernés. Ce travail, ces démarches ne sont pas accessibles aux personnes parlant mal notre langue ou d’un niveau scolaire insuffisant ou isolées ou ne maîtrisant pas l’informatique. Il faut avoir le bac pour remplir correctement les formulaires d’inquisition administrative nécessaires et/ou se faire comprendre par l’administration, avoir quelques moyens pour se déplacer et/ou avoir les outils de télécommunication nécessaires.

La conséquence c’est que les plus démunis le restent et que les moins démunis savent les obtenir.

Ne serait-ce pas là une cause de la grande pauvreté malgré la masse des aides distribuées?

2/ S’occuper d’avoir droit à ces aide non seulement prend du temps mais chosifie le citoyen par une analyse détaillée de ses besoins. En quoi cela le responsabilise-t-il que l’État se mêle de si près de ses besoins pour les palier un à un ? Quel arbitrage est-il laissé à chacun sur l’affectation de la globalité des aides qu’il reçoit ? Il est infantilisé, rendu prisonnier de la situation qui lui a permis d’obtenir ces aides. En quoi cela l’incite-t-il à vraiment chercher un travail quand c’est prendre un risque de perdre d’une main ce que l’on gagnera peut-être de l’autre ? Avec l’incertitude réelle que l’emploi trouvé ne soit pas pérenne….

Le citoyen se trouve donc bien réduit au « Moi minimal » évoqué par C. Fleury.

La responsabilité, la prise de risque, la mobilité sont étouffées par la peur du lendemain au profit de la sécurité des aides et de moyens de vivre a minima. Et dans ces conditions toute réforme de ces aides devient bien sûr un risque majeur. De plus les plus démunis sont hors des radars de l’Administration ne sachant pas se faire (re)connaître

Cette situation nuit directement à l’État :

Les moyens administratifs mis en œuvre pour gérer ce maquis d’aides sont considérables et donc fort coûteux tant les collectivités de tous niveaux se stratifient les différentes aides…sans compter les aides spécifiques décidées à la seule initiative des responsables des différents niveaux de notre millefeuille. Ainsi des aides territoriales se cumulent avec des aides décidées au niveau national

Quelle(s) solution(s) pour relever cet immense défi ?

L’instauration de l’impôt à la source offre des opportunités nouvelles qui pourraient aider à le régler : on peut espérer que l’administration fiscale est en mesure de recevoir  le détail des aides reçues et donc d’en calculer la somme. Pour autant que les seuils d’attribution et leurs dégressivités soient d’abord harmonisés, il serait alors facile de les cumuler en un impôt négatif  mensualisé et donc d’en supprimer le maquis. Cela rendrait les bénéficiaires responsables de leur affectation. Peut-être faut-il le faire progressivement pour « éduquer » les bénéficiaires à la responsabilité en diminuant progressivement les aides sectorielles et augmentant d’autant l’impôt négatif.

Cette évolution permettrait aussi de lisser les effets de seuils plus facilement, ces seuils agissant comme des repoussoirs à  la prise de risque d’un emploi pour ceux qui n’en ont pas ou d’un travail à temps plein pour ceux qui ne travaillent qu’à temps partiel…et complètent leurs revenus par des petits boulots.

Cette situation conduit trop de nos concitoyens à douter de la sincérité des bénéficiaires, nourrit les slogans de l’extrême droite et la suspicion que certains savent faire la manche auprès des collectivités. C’est évidemment très néfaste pour la cohésion nationale notamment pour les classes moyennes peu éloignées des seuils sociaux et du salaire minimum mais très importantes électoralement….D’ou les scores du RN et la popularité des gilets jaunes….

Le sens du bien commun et de la responsabilité s’est considérablement altéré au profit d’un égoïsme délétère et d’une jalousie vis à vis de ceux qui ont plus qu’eux.

Toute esprit de responsabilité, toute citoyenneté, toute sincérité passe par un savoir être et un savoir faire. Il est donc capital que les enfants n’acquièrent pas en priorité des contenus mais des aptitudes : s’exprimer, analyser, dialoguer, régler des conflits….Ils n’en apprendront alors que mieux les contenus et leur sens. Vaste programme de long terme pour l’Éducation Nationale des plus jeunes qui redonnerait à notre pays une vitalité aujourd’hui asphyxiée par une vision trop technocratique et hiérarchique de la société. À vouloir  « protéger » de trop près les français, l’État les étouffe et devient leur recours en cas de difficulté mais aussi leur bouc émissaire (au sens de R. Girard) dont les Présidents de la République sont le symbole. C’est bien le danger que note C. Fleury pour notre démocratie .

 

                                                                                                                                             B. Fenoglio, Commission Faits de société, Août 2019

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23 septembre 2019

Soirée du 9 octobre

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 « Une France fracturée », un constat fait par les économistes, les sociologues et les politiques, que les Semaines Sociales de France ont choisi comme thème 2019/2020.

L'Antenne Sociale de Lyon participe à la réflexion en invitant des protagonistes du lien social à partager leur expérience et à témoigner de leurs actions, souvent novatrices, lors d'une courte session qui se tiendra le mercredi 9 octobre 2019, de 18h00 à 22h00, à l'Espace Jean Couty (Lyon 9ème, métro D Gorge de Loup).

 En première partie, une sociologue, un politique et un observateur de la situation métropolitaine analyseront les réalités de ces fractures dans le contexte spécifique de l'agglomération lyonnaise.

Une pause permettra de se détendre, de se restaurer un peu, et d’échanger librement.

Le deuxième temps sera organisé autour d’ateliers animés par des acteurs de terrain du lien social : ils permettront d'entendre leurs témoignages et d'échanger de façon constructive. Le public pourra participer à deux de ces ateliers.

L'ensemble de cette session sera suivi et accompagné par un théologien et un sociologue qui, chacun dans leur domaine, porteront le fil rouge entre les premières interventions et le travail en atelier. Comme observateurs, ils produiront un point de vue distancié, et nous ouvriront à de nouveaux engagements humains.

avec

Christine PLASSE BOUTEYRE – Sociologue
André GACHET - Conseiller métropolitain aux fragilités
Marylène MILLET - Présidente de l’union des CCAS du Rhône
Alain DURAND - Dominicain
Richard MARION - Sociologue
Ateliers : 

1 : Société Saint-Vincent-de-Paul : Tisser des liens avec des personnes seules ou démunies.

2 : Dr Vincent Rébeillé Borgella : Réduire les inégalités dans l’accès aux soins.

3 : Optique Solidaire : Aller à la rencontre de publics exclus de la correction visuelle.

4 : Singa : Créer des liens entre réfugiés et voisinage du lieu d’accueil.

5: Territoire Zéro Chômeur : Lutter contre le chômage de longue durée.

6 : Gens du Voyages : Permettre à ces populations d’accéder à l’enseignement.

7: Habitat et Humanisme : Permettre à tous d'accéder à un logement décent.

8: Petits frères des pauvres : Créer des liens avec les personnes âgées isolées.

9 : Intergénérationnel : Dépasser les clivages entre générations.

Gorge de Louop

Entrée libre - Libre participation aux frais - Inscription par courriel souhaitée

Renseignements / Contact  / Inscription : antennesociale@wanadoo.fr

 

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30 juillet 2019

Soi-même, comme les autres, dans la maison commune

Une démarche de réflexion /action qui tienne compte du temps long 

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Pour vivre ensemble , aujourd’hui et demain, dans la société mondialisée, il importe de discerner dans la réflexion pour unir dans l’action des aspects complémentaires, nécessaires et communs. Nous proposons un outil pour distinguer et unir :

 

Le relationnel                             et                  le politique

 liens interpersonnels                                         le collectif au sein de la cité organisée

l’Etre unique (la personne)      et                   la pluralité (le groupe)

  identité , soi-même, racines                             ouverture aux autres sexes, cultures, statuts…

la liberté individuelle                  et                  les normes collectives

de pensée, de religion                                        qui deviennent ‘’droits de l’homme’’

la réalisation de sa personne     et                  le bien commun

désirs et besoins  de vivre                                 besoins de tous, partout ( justice pour tous)

dans les champ économiques, sociaux, politiques, philosophiques,  spirituels, religieux

la pensée personnelle                  et                 la concertation

Singularité du regard                                                 confrontation des points de vue

l’engagement personnel              et                 la solidarité

responsabilité individuelle gratuité                            agir collectivement, ensemble

le local                                          et                 L’universel

territoire ; près de chez soi                                       les divers niveaux, jusqu’à la planète

le temps actuel                             et                 l’avenir

Aujourd’hui, avant qu’il ne soit tard                           pour les générations futures

le ‘’pourquoi’’ (valeurs)                et                le ‘’Comment’’ (les moyens)

 la parole pour dire la visée                               et  l’action pour promouvoir la libération sociale

Et pour les Chrétiens

la confiance en la Parole de vie  et  la rencontre de Dieu en toute personne et situation

 

Quatre principes de discernement pour observer/analyser/décider/agir/évaluer (Pape François, Evangeli gaudium, novembre 2013)

 1.       Le temps est supérieur à l’espace

                Mettre en place des processus de changement prime sur la possession des espaces

 2.       l’unité prévaut devant le conflit

                Les médiations (les médiateurs) sont nécessaires pour gérer les conflits (la violence)

 3.       la réalité est plus importante que l’idée

               Observer le réel et le maîtriser est plus important que de créer des modèles

 4.       le tout est supérieur à la partie

               entre le local et le global, entre le singulier et l’universel.

                                                                                                                                                                        Conclusion

Un outil n’est utile que si l’on s’en sert.  La démarche ci-dessus veut aider chaque acteur à incarner dans la vie, personnelle et collective, les convictions qu’il porte pour un changement libérateur. Ceci  sur les terrains concrets de la vie locale : les comités de quartiers, les associations, les centres sociaux.. et autres corps intermédiaires civils et politiques.

«  Soyez le changement que vous voulez dans le monde » disait Gandhi.

 Pour nous, l’histoire se conjugue au présent.

 

                                                               Atelier Faits de Société’, Etienne FAUVET, avril 2019

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25 juillet 2019

‘’L‘archipel français’’ de Jérome Fourquet, gd px livre politique 2019

A la recherche d’une liberté responsable 

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En quelques décennies,  la nation France, une et indivisible, est devenue une société multi culturelle, multi religieuse, et fragmentée socialement et territorialement, au sein d’une Europe à la dérive, dans une mondialisation instable.

Les évolutions de la société française

  • La France, fille aînée de l’Eglise, a cessé d’être chrétienne

La pratique religieuse a baissé depuis le XVIII° siècle, avec un décrochage brusque et continu depuis le milieu du XX° siècle : Baisse des baptêmes et funérailles religieuses ; baisse de la fréquentation du dimanche ( 6% de la population, 12% des baptisés) ; baisse  du nombre de prêtres et religieux/religieuses. Dans ce contexte, « l’Eglise catholique, en tant qu’institution et corps social, ne joue plus du tout dans la même division que l’Etat ». Elle apparaît comme une île  minoritaire dans l’archipel français. L’influence du catholicisme est en train de disparaître. La France est devenue ‘’a-chrétienne’’. Ce décrochage brutal de l’influence du catholicisme  est un fait social important. « Avec le déclin du contre pouvoir du communisme , c’est tout l’édifice idéologique de la société française qui se trouve  déstabilisé ».

  • Basculements anthropologiques 

Les mariages enregistrés sont de moins en moins nombreux ; La durée des unions est de plus en plus aléatoire ; les naissances hors mariage sont devenues la norme. L’IVG est entrée dans les mœurs (13,9/1000 femmes) ; l’homosexualité se décrispe, la PMA accessible  devient majoritaire (malgré les manifs pour tous) ; l’incinération des défunts apparaît comme écologique ; le tatouage est une pratique banalisée.

  • Des fragmentations multiples

Effondrement électoral du PC qui en 1970 représentait entre 20 et 25%  des suffrages. Les insoumis n’ont pas remplacé le PC. Le PS ne répond plus. La droite est amputée. Perte d’influence des grands médias de masse (journaux et TV) au profit des réseaux sociaux sur Internet. Montée en puissance de l’individualisation (volonté de se distinguer de la tradition). 

  • Recul de la mixité sociale

Dans  l’habitat entre ‘’élites’’ urbaines et périphéries, avec des conséquences en terme d’accès à l’éducation scolaire et universitaire.

Fin des grandes institutions de mixité comme le service militaire, les colonies de vacances.

Regain de certaines ‘’identités régionales’’ (Bretons, Corses) ou revendication d’identité des immigrés arabo-musulmans, ou turcs.

  • La recomposition du paysage politique (avant élections européennes)

Que souligne l’émergence des gilets jaunes? L’ancien clivage Ouest/Est est devenu centre/périphérie avec dépendance à la voiture et sentiment de déclassement social.

Ce nouveau clivage est fonction du niveau d’études et des possibilités (plus que du revenu), du sentiment de déclassement social, des inégalités de territoires (métropoles/ périphérie).

Ces changements profonds peuvent conduire à une accentuation des fractures entre les différents groupes qui se rattachent soit à  un lieu de résidence (villes/périphéries) soit une perspective économique (gagnants /perdants en fonction des diplômes), soit à une identité (musulmans, évangélistes, catholiques conservateurs), soit à des valeurs différentes ( sexualité, procréation, inclusion/protestation).

Au cœur de ces changements sociétaux, il nous reste à réinventer de nouveaux liens sociaux qui fassent contrepoids à l’émiettement actuel, où l’irresponsabilité collective est perçue comme une liberté, au détriment d’une responsabilité vraie, assumée et partagée.

* Comment vivre en citoyens à la fois lucides intelligemment et volontairement courageux  et responsables ?

* Comment dire Dieu, en un langage du XXI° siècle  dans une Eglise minoritaire et une société massivement areligieuse ?

                                                                              Etienne FAUVET, juin  2019

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19 juillet 2019

Bannière Web

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