" à vous l'antenne !" ______________ANTENNE SOCIALE de LYON

11 juin 2021

J'ai lu .... Véra BABOUN

 

Vera BabounVera BABOUN,

 avec Philippe Demenet, journaliste,

 Bayard, 2016, 190 p.

 

Les récentes violences guerrières, tant verbales que militaires, rappellent l’impossible paix en Palestine/Israël, tant que la justice ne sera faite au peuple palestinien.

Vera BABOUN est arabe, mère de cinq enfants, chrétienne, palestinienne, universitaire et maire de Bethléem depuis 2012. Dans l’ouvrage présent, en 22 petits récits qui illustrent sa vie de femme, de mère et d’élue politique, elle rappelle le lent enfermement de sa ville et de la Palestine par le mur en béton, et tous les murs psychologiques qui clôturent et emprisonnent les habitants dans un avenir impossible.

« Je me suis toujours souvenue de cette phrase entendue à la messe de Sainte-Catherine de Bethléem, alors que j’avais 16 ans : ‘’les bénédictions et les grâces se cachent au cœur des souffrances. Apprenez à leur donner naissance.’’ Avec le temps, les épreuves m’ont permis d’en comprendre le sens. » p 43.

« Dans ma vie, j’ai toujours pris le chemin le moins emprunté. Et cela a fait la différence. J’ai toujours choisi celui tapissé ‘’d’un manteau d’herbe’’, celui qui demandait beaucoup d’effort. Dans ce voyage, je n’’ai jamais choisi la voie facile. J’ai toujours opté, sans que j’en sois consciente, pour le chemin qui comportait le plus de défis. » p118.

« Je savais que le chemin le plus dur, le plus semé d’obstacles, était le plus à même de générer le changement. Que céder à la peur, c’était l’assurance de faire du sur place. Il fallait donc avancer, en dépit de tous les défis. » p130.

« Par le mur, par les colonies, Bethléem est étranglée. Les israéliens se sont peu à peu emparés de tous les terrains disponibles qui auraient été nécessaires au développement de la ville.» p 33.

«  Dans la Palestine des frontières de 1967, il y avait 269 000 colons (israéliens. NDLR) en 1993. Ils sont plus de 650 000 aujourd’hui. Et l’histoire se poursuit, mettant en péril la viabilité d’un futur Etat palestinien, c'est-à-dire, tout simplement, notre vie de Palestiniens. » p 57.

«  Résister à l’occupation par les armes ou par la politique, c’est une chose. Mais résister à la situation pratique créée par l’occupation dans la vie de tous les jours, c’en est une autre. A partir du moment où vous acceptez comme allant de soi cette situation humiliante, anomale, contre nature, vous commencez à intérioriser le mur. » p 61.

«  Au nom de Dieu, j’accepte la fonction de maire[…]. Pour moi ce ‘’au nom de Dieu’’ avait un sens déterminant: faire prévaloir de tout mon possible la bonté, la justice et la droiture dans l’exercice de mon mandat. J’ai pris cette résolution à peine arrivée à la mairie et c’est ainsi que pendant les tois ans et demi de ma mandature, je me suis toujours obligée à respecter les règles et les lois et à les rendre les plus justes possible. » p90.

« Nous Palestiniens, méritons mieux que le sort qui nous est réservé. Nous ne voulons rien d’autre que la reconnaissance de notre existence et de ce que nous sommes : des êtres humains, palestiniens, croyants. Voilà tant d’années que notre existence est niée ! » p157 .

«  J’espère que ce livre contribuera à changer le regard que chacun porte sur les Palestiniens et permettra à Bethléem de diffuser au monde le message que la ville porte en elle depuis la Nativité, celui de la paix » écrit-elle p.10.

Etienne FAUVET, 27 mai 2021

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06 juin 2021

J'ai lu .... Marco POLITI

Marco POLITI, François, la peste et la renaissance, Philippe Rey, 2021, 143 p.

Politi«  D’une crise comme celle-ci on ne sort pas indemne, comme avant : on en sort meilleur ou pire… Le pire de cette crise, c’est seulement le drame de la gâcher » François, homélie pentecôte 2020

Journaliste, spécialiste du Vatican depuis plus de vingt ans, Marco Politi rapporte de nombreuses paroles de François sur les bouleversements actuels, dans le monde et dans l’Eglise catholique, dus à la pandémie des corps et des esprits.

Il présente les interventions de François sous cinq chapitres très documentés, dont voici les titres illustrés par de brèves citations :

 

  1. Un pape dans la tempête

‘’ A présent, le spectre à la faux est de retour, et il peut toucher n’importe qui’’ p 13

«  Nous ne nous sommes pas réveillés face aux guerres et aux injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade » p20.

  1. « Regardons ces fosses communes »

‘’ En écartant les pauvres, on en vient à « immoler sur l’autel du progrès celui qui est derrière. […] [ [Pourtant] nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux » ‘’ p 34

‘’ la crise « nous a mis face à la réalité de l’appartenance à une seule famille humaine » et la réponse ne peut être inspirée que par la fraternité ’’p 43

  1. La Bourse ou la vie

«  Cela me fait peur quand on entend certains dirigeants du nouveau populisme tenir des discours semblables à ceux qui semaient la peur et la haine dans les années 30 du siècle dernier » p52.-

« Les gouvernements doivent choisir entre payer leurs créditeurs étrangers ou laisser mourir leurs citoyens. […] D’abord la planète et d’abord les gens : voilà ce qui compte » . p 65.

  1. Un virus dans l’Eglise

‘’ Les questions les plus brûlantes : 1. Pouvoir et partage des pouvoirs dans l’Eglise. Participation à sa mission ; 2. L’existence du prêtre aujourd’hui ; 3. les femmes dans les ministères et dans les offices de l’Eglise ; 4. Vie relationnelle, sexualité, partenariat. Autant de thèmes potentiellement explosifs pour les équilibres théologico-idéologiques au sein de l’univers catholique’’ p 89.

  1. Ressusciter et changer

«  Ce n’est pas le temps de l’indifférence, car tout le monde souffre et doit se retrouver uni pour affronter la pandémie. Ce n’est pas le temps des égoïsmes, car le défi que nous affrontons nous rassemble et ne fait pas de différence entre les personnes… Ce n’est pas le temps de l’oubli. »

« Soit nous sommes frères, soit nous nous détruisons mutuellement… soit nous sommes frères, soit tout s’écroule … Tel est le défi de notre siècle. » p141

 

En résumé, en lisant la pandémie comme un signe des temps adressé à tous, le pape appelle chacun à la lucidité, la responsabilité, à la solidarité et à l’espoir.

Etienne FAUVET , 25 mai 2021

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28 mai 2021

J'ai lu .... Axel KAHN

Kahn

Axel KAHN, Et le bien dans tout ça ?

Stock, 2021 , 357 p, 20,50 €

Axel Kahn est médecin, généticien et citoyen engagé dans les combats contre le cancer, et pour tout ce qui peut ‘’développer une vie bonne’’, pour tous et partout.

Dans ce nouvel ouvrage, il apporte son expérience, ses questions, ses réponses et ses interrogations sur tout ce qui fait la vie, aujourd’hui. En voici, quelques miettes glanées au fil de la lecture, miettes qui illustrent mal la richesse réflexive d’un ouvrage, dense et passionnant.

 

  1. Le bien, le mal, la morale, l’éthique (devoir, dignité, violence)

« Ce que nous sommes ne peut être apprécié sans référence à ce que nous faisons. La responsabilité est ce qui différencie le plus radicalement l’humain du non humain […] Nous sommes responsables l’un de l’autre, c’est là le fondement des concepts de fraternité et de droits humains, à un degré moindre de fraternité universelle. Fondée sur cette responsabilité, le devoir devient celui du bien.» p 29

  1. Le bien a-t-il une place dans la vie publique (laïcité, croyance, opinion et savoir, droits humains)

« Au nom de la laïcité, la loi proscrit la mise en cause des personnes en fonction de ce qu’elles sont mais laisse libres les commentaires sur les croyances et opinions en général.[…] Les croyances et les opinions n’ont pas de place dans l’étude des lois de l’univers et du monde vivant. la science n’a pas à se prononcer sur les convictions intimes touchant à la manifestation d’une transcendance, la finalité du monde ou la supériorité d’un programme politique. »109

  1. Humanité, diversité et progrès ( transhumanisme : mythes, réalité et action bonne)

«  Dans le discours des racistes modernes, ce ne sont souvent plus les races qui sont déclarées incompatibles ou inégales, ce sont les coutumes, les croyances et les civilisations. Ce dont on parle, c’est le choc des cultures. Ce qui est rejeté, ce n’est plus tellement l’homme noir, blanc ou jaune, ce sont ses préparations culinaires, ses odeurs, ses cultes, ses sonorisations, ses habitudes, sa religion. »133. « Le progrès des sociétés humaines est toujours passé par le métissage culturel. […] la diversité humaine n’est donc facteur d’enrichissement mutuel que si elle est associée à l’échange. » 135. »

« L’homme de plus en plus puissant n’est définitivement pas de plus en plus sage. »  140.

«  Le projet transhumaniste se fixe pour but la création de lignages humains améliorés. Il compte pour cela sur la panoplie des méthodes NBIC (nanotechnologies, biologie, informatique, sciences cognitives) pour y parvenir mieux et plus rapidement que par le moyen de la sélection naturelle. Que pourrait être un humain amélioré, augmenté ? Plus généreux, plus solidaire, créatif ? sans doute pas dans l’esprit des scientifiques.[…] C’est par conséquent la légitimité de l’engendrement d’une nouvelle aristocratie de ‘’surhumains’’ qu’il faut interroger, en totale contradiction, je l’ai dit, avec les buts traditionnels de la science. »158

  1. Raisonnable et humain dans un monde de robots intelligents (la médecine, le corps et le bonheur humains)

«  Nous vivons en ce moment une transition majeure de la dynamique de l’évolution humaine. Il y a deux millions d’années que les humains ont commencé à démultiplier le pouvoir de leur corps grâce aux outils. Puis les bouliers et autres dispositifs de calcul jusqu’aux robots dotés d’une mémoire infinie et d’une intelligence artificielle en évolution constante, ils ont utilisé l’outil pour accroître dans des proportions formidables les performances de leur esprit. Une telle puissance maintenant extérieure au cerveau humain aboutira avec certitude à un profond bouleversement des relations sociales, du type de travail assuré par nos semblables et de l’espace qui lui sera dévolu. Autant le savoir et s’y préparer. » 170

  1. Fragilités (handicap, cancer, EHPAD, mort)

« Etre raisonnable et humain implique de l’être au premier chef envers les personnes fragiles puisque, en raison de leur fragilité, elles requièrent plus que d’autres d’être accompagnées.» 203

« Les personnes handicapées aussi bien que malades doivent être vues en toutes circonstances comme des égaux dans une situation ou un état particuliers qui ne remettent jamais en cause leur qualité d’être, leur dignité. Ces personnes ne sont jamais réductibles à ce qui leur arrive » 234

  1. Société ( femmes, sexisme, environnement , nourrir les humains)

«  Le sexisme est un anti humanisme.[…] L’humanité est à la fois masculine et féminine, toute espèce de discrimination envers les droits de ces deux composantes est inacceptable pour quiconque se dit humaniste.» 265

« Il faut de plus se fixer l’objectif de réduire le nombre de personnes malnutries et dénutries : elles sont encore aujourd’hui environ 1,8 milliard sur la planète. Ces défis devront être relevés en s’efforçant de gérer avec vigueur l’eau nécessaire et en se fixant l’objectif de pratiques durables, respectueuses de la nature. » 291

  1. Pandémie ( mondialisation épidémique , démondialisation sociale et politique)

«  Ethique en temps de crise. [...] Jamais, les situations critiques ne dispensent de la pensée éthique – la recherche de la voie bonne guidée par le bien ou l’évitement du mal – jamais, elles n’affranchissent quiconque d’y recourir pour décider de ses actions et réactions. C’est même l’inverse, elles la rendent plus essentielle encore. » 329

« Sois raisonnable et humain » dit le père d’Axel Hahn à son fils, avant de mourir. Homme de science et homme de vie associative, ce fils tente de comprendre et de nous partager ce ‘’fil d’Ariane’’ aujourd’hui. « La question du bien ne sera jamais résolue, elle vaut la peine de continuer à se la poser. » 354

«  L’ambition de faire le bien est la seule qui compte’’ Baden-Powell.

Etienne FAUVET , 15 AVRIL 2021

26 mai 2021

Crises globales, actions des Territoires

Rejoignez nous par zoom,

ce soir mercredi 26 mai de 18h30 à 20h30

En suivant  ce lien.

Crises et collectivités

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21 mai 2021

J'ai lu..... Cardinal Matteo ZUPPI

Zuppi

Cardinal Matteo Maria ZUPPI, avec Lorenzo FAZZINI (journaliste) ,          Tu haïras ton prochain. La fraternité n’est pas négociable       Salvator, 2021, 207p, 18€

Après plusieurs échanges avec le journaliste, en 2008 et 2019, l’Archevêque de Bologne, fait le tour de quelques grands sujets d’actualité. Non pas pour ‘’dénoncer ou mettre en garde les chrétiens [ et les autres. NDLR] sur les graves dérives de la haine dans notre maison commune, mais pour mobiliser nos meilleures ressources’’ pour dépasser les peurs, personnelles et collectives. ‘’Une occasion de redécouvrir avec une énergie renouvelée la grande valeur de la fraternité’’, enracinée dans l’Evangile. « Loin de moi de condamner notre style de vie et notre civilisation » p 32.

Au fil des chapitres :

  1. La haine est-elle plus présente aujourd’hui qu’hier ?

A la racine de la haine, en nous, il y a souvent la peur. « Nous vivons dans une société où l’individu a du mal à se concevoir comme un être humain qui ne peut se réaliser lui-même qu’en relation avec autrui. p15 » «  l’enfer ce n’est pas l’autre. C’est être destiné à se regarder dans le miroir tel que l’on est, pour l’éternité. p16 » « Si la peur décide à notre place, elle devient colère, revanche, méfiance et agressivité. […] Celui qui n’a pas peur de l’avenir aura un avenir » p35.

  1. Les migrants sont-ils la première cible ?

« Chaque rencontre est sacrée. […] Accueillir signifie, aussi, céder de la place, s’impliquer, garder dans le cœur, se souvenir, se comprendre en relation à l’autre et ne pas se référer essentiellement à soi-même. » p42 « L’Evangile, incarnation de Dieu fait homme, nous appelle justement à nous incarner dans notre vie et dans notre situation d’aujourd’hui, à ne pas nous perdre, mais à tenir bien haut la lumière que le Christ a allumée dans le monde, afin de reconnaître les plus petits frères de Jésus. L’immigration est l’un de ces signes des temps. » p48.

  1. La haine existe aussi au sein de l’Eglise

«  Le Christ est prisonnier et c’est l’Eglise qui le maintient en prison, qui le garde enfermé dans ses propres murs » p 87. « Je pense que chercher d’abord ce qui nous divise, définir la vérité avant de dialoguer, y voir la condition préalable à une quelconque rencontre, équivaut à vouloir que Jésus change sa façon d’aborder les êtres. » p 80. « Nous ne devons pas prétendre posséder la vérité. C’est elle qui doit nous posséder. (Citation de Mgr Pierre Claverie). p95.

  1. Réseaux sociaux et féminicides : quand la haine déborde

« Je pense qu’ils contiennent un énorme potentiel.[…] Je considère que l’Eglise peut et doit même s’en servir pour entrer dans ce monde tentaculaire, avec confiance et un maximum de compétence. Mais je ne suis pas le seul à constater aussi quelques risques très graves» p 105.

« Il faut sérieusement prendre en compte le sentiment de possession à l’égard de la femme, le refus violent de sa liberté, la persistance de modèles machistes qui ne sont plus admissibles, la revanche de l’orgueil masculin… » p115.

« L’Eglise doit combattre le machisme et aider l’homme et la femme à se compléter, à vivre une relation qui les porte à la beauté de l’amour. » p116

  1. L’islam la nouvelle phobie

« Un mécanisme dangereux qui mélange ignorance, préjugés et peurs, et incite même à la haine. Il est en effet très tentant de suspecter ceux que nous ne connaissons pas, tout en croyant bien les connaître, sans investir le temps nécessaire pour nous mettre à leur écoute. » p117.

« Il faut absolument éviter le simple amalgame qui consiste à voir un terroriste dans chaque musulman. L’équation entre islam et terrorisme est le plus grand cadeau que l’on puisse faire à ceux qui exploitent de manière blasphématoire le nom de Dieu pour éliminer les autres et vivre dans la haine. » p118.

« La rancœur envers le présent, l’idéalisation du passé et le peu d’enthousiasme pour l’avenir, font de nous et malgré nous des conservateurs face à un monde qui bouge et qui change. [….] La fidélité est toujours un changement.» p119.

  1. Bologne une ville traumatisée par la haine

« Nous voila donc avertis : ne jamais cultiver la haine ni ses dangereux alliés que sont les préjugés, le racisme, le dénigrement de l’autre, une sémantique offensive et culpabilisante. Qui a vécu la guerre le sait bien : elle ne prend jamais fin le jour même de la paix. » p144.

  1. Fraternité, un mot ancien et toujours nouveau

« Le chrétien croit profondément comme à une valeur incontournable que nous faisons partie d’une même famille. C’est ce qui lui donne cette capacité de ne pas fuir devant les drames, de ne pas avoir peur du conflit, de l’altérité, de regarder au-delà de l’apparence de l’autre, et de ne pas renoncer à le regarder en face par peur de devoir s’impliquer. La foi devrait le rendre plus attentif encore parce qu’une foi sans les œuvres glisse dans le spiritualisme et le légalisme. »p158.

  1. Dans l’Evangile, il n’y a pas de place pour la haine

Jésus et la haine : non au ressentiment, oui à l’engagement contre le mal.

« L’Evangile est clair et net, je dirais même lapidaire à ce propos. Nous voici à un revirement : Jésus Christ nous invite à aimer nos ennemis, il impose même à ses disciples le ‘’doux joug’’ de vouloir du bien à leurs adversaires : ‘’Aimez ceux qui vous persécutent’’ » p172.

«  Pour Jésus, il ne suffit pas de pas faire le mal, il s’agit d’aimer. » p 175.

«  Tout est grâce. Tout devient cadeau, telle est la réalité »p 190.

« Tu aimes Dieu. Alors aime comme Lui. » p 201.

Et pour terminer cette lecture vivifiante, Matteo RIZZI rappelle une chanson des Beatles ‘’ La vie est très brève et il n’y a pas de temps / pour des préoccupations et des querelles, mon ami.’’

Etienne FAUVET, 10 mai 2021

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22 avril 2021

Pour une laïcité fraternelle (extraits)

Ce travail en commission Pensée Sociale de l'Antenne a conduit d'abord à une version longue, condensée en une version courte téléchargeable  (Laicite_Fraternelle).

 

pexels-anna-shvets-4672718Dès lors qu’une société abrite des croyances et représentations diverses, l’apprentissage du vivre-ensemble en tolérance raisonnée et respectueuse devient la seule façon d’éviter une confrontation violente. …. La France a résolu cette équation par la loi de 1905..... la fièvre…. resurgit chaque fois que le corps social reprend conscience de son hétérogénéité. Dans une société pourtant devenue majoritairement areligieuse et individualiste, ressort alors l’aspiration fondamentaliste et ses visages multiples. ….

Comment pouvons-nous, catholiques sociaux, faire entendre la voix du Bien Commun et de la Dignité de chacun au moment où tant de défis sociaux et écologiques requerraient l’union de toutes les forces ? Comment pouvons-nous contribuer à surmonter ensemble l’instrumentalisation dont sont victimes à la fois les sentiments religieux et la paix publique ? ….

Le fait religieux …. a servi de terreau à des manifestations de nature réellement plus politique que religieuse​ ….. Dans un tel contexte, particulièrement en France, la laïcité est un joyau précieux et fragile, à sauvegarder absolument pour ses trois objectifs premiers :

- Garantir l’indépendance de l’État vis-à-vis de toute croyance, assurer sa neutralité, faire de l'espace public un lieu de rencontre apaisé et de dialogue constructif pour que de la variété naisse l’unité autour du bien commun

- Garantir à tous les cultes la liberté de se développer, de s’exprimer, de s’organiser, pour autant qu'ils ne s’opposent pas au droit de chacun des autres de bénéficier de la même liberté.

- Garantir à chaque citoyen le plein usage de sa liberté de penser, de croire et de s’exprimer, y compris publiquement dans le respect des croyances et de l’expression d’autrui.

La liberté accordée à chacun ne peut réellement exister que si chacun accepte de la limiter volontairement en fonction du besoin de tous les autres. …. il s’agit d’affirmer son identité dans un espace collectif, en construisant une vraie rencontre et un dialogue bienveillant, curieux, ouvert à la transformation personnelle, non un alignement, mais une fécondation.

Ce qui est premier dans cette démarche, c’est la reconnaissance inconditionnelle de la dignité de toute personne rencontrée, le respect absolu de ce qu’elle est et de sa façon d’être, avec l’espoir que ce sera réciproque. Cela peut porter le nom de Fraternité dans notre République...... la liberté d’expression pleinement reconnue s’empêche d’elle-même de provoquer et de blesser autrui dans sa croyance intime. La liberté est par principe inconditionnelle, mais l’usage que l'on en fait doit être moral et responsable.

Le dialogue ... passe par l'éducation et l'entraînement …. c’est une pratique et une façon d’être. Les personnes religieuses sont souvent porteuses de dialogue et de paix. Il revient aussi à la puissance publique de favoriser les conditions d'un dialogue serein et constructif. C’est pourquoi l’enseignement public du fait religieux, de son histoire et de son apport culturel, est essentiel ….. L’émancipation des hommes ne passe pas par l’effacement du fait religieux mais par sa pleine compréhension et prise en compte dans le débat public.

Nous, chrétiens, comme bien d'autres croyants, plaçons très haut cette pratique de la rencontre. C’est ce que rappelle le pape François dans Fratelli Tutti : « Le Grand Imam (de Al Ahzar) et moi-même, ….. au nom de la fraternité humaine qui embrasse tous les hommes, les unit et les rend égaux, …. déclarons adopter la culture du dialogue comme chemin, la collaboration commune comme conduite, la connaissance réciproque comme méthode et critère. »

Cette notion de fraternité est essentielle car elle concrétise ici-bas l'attachement du fidèle à son Dieu, et justifie d'obéir aux lois que la Société se donne. ….. Si nous savons éviter les paroles blessantes, et conjuguons nos discours, non seulement l’espace public s’apaisera au bénéfice de tous, mais les vieilles blessures identitaires trop souvent réactivées pourront se refermer.

Pour un dialogue sain, trois conditions sont nécessaires (cf Pietro Parolin, 2018) :

  • Une identité assumée (être soi pleinement sans se sentir agressé)

  • L’honnêteté des intentions (sans prosélytisme, ni manipulation)

  • Le respect de l’altérité (sans arrogance, ni idée préconçue)

Il est essentiel que la puissance publique, gestionnaire de l’espace de rencontre, joue un rôle de facilitateur, en veillant au respect de chacun par tous, et en offrant le plus large accès aux fonds culturels appelés dans le débat.

. cela passe par l’apprentissage de la confiance mutuelle. ... un processus à développer, pas une monoculture mythique à retrouver, mais une culture du polyèdre à faire grandir. Les croyants de religions importées ont un chemin particulier à faire pour intégrer la notion de laïcité, mais ils disposent des ressources spirituelles et intellectuelles pour le faire, et doivent pouvoir compter sur notre bienveillance active, car « il nous faut constituer un nous qui habite la Maison Commune (FT17)». Ainsi, la fraternité aura «  quelque chose de positif à offrir à la liberté et à l’égalité (FT103) ».

Commission Pensée Sociale, mars 2021

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21 avril 2021

J'ai lu .... Jacques ELLUL

Ellul la loi de liberté

De Jacques ELLUL, La loi de liberté. Commentaires de l’épitre de Jacques, Bayard 2020,251p .

Jacques Ellul était historien du droit, sociologue de la technique et théologien réformé. Il est décédé en 1994 à Pessac. L’ouvrage cité ci-dessus n’avait jamais été publié. IL est la mise par écrit d’un long séminaire de Jacques Ellul en 1978.

Dans cet inédit, Jacques Ellul fait l’exégèse et le commentaire de l’épitre de St Jacques, premier évêque de Jérusalem, mis à mort vers 61/62. Il suit les 5 chapitres de cette épître , écrite ‘’aux alentours de l’an 60’’, en soulignant que l’on n’en connaît pas l’auteur avec certitude. Il souligne les grands thèmes abordés :’’ le service, la souffrance, l’épreuve de la foi, la tentation de la richesse..’’.

Il m’est difficile de résumer les commentaires de Jacques Ellul sur son homonyme de Jérusalem. J’en indique seulement les têtes de chapitres, illustrés par une petite citation. Ceci au risque d’isoler une citation du texte dont il fait partie.

  1. Une liberté qui est un changement de vie.

« On ne prie pas pour que Dieu agisse dans notre vie, mais pour qu’il nous donne la sagesse, laquelle nous permet de prendre les bonnes décisions » p 22. « La liberté de Dieu implique, suppose, entraîne la liberté de l’homme »71.

  1. Qui est mon prochain ?

« Si vous souhaitez la paix à quelqu’un en tant que chrétien dans la foi, il faut la lui donner. Si vous lui souhaitez de manger, il faut lui donner à manger. Nous ne pouvons pas parler sans agir en conformité avec notre parole. »103.

  1. L’usage de la parole

« On ne peut pas utiliser la langue pour tromper. Si on ne trompe pas au sujet de Jésus Christ, on ne peut pas non plus tromper autrui. Inversement, si nous mentons à autrui, si nous le maudissons, notre langue ne peut être témoin de la vérité de Dieu » 129.

  1. les souillures du monde

«  ‘’Dieu a tellement aimé le monde’’ Jean 3.16. Justement le monde n’est pas aimable, et, quoi que le monde ne soit pas digne d’être aimé, Dieu cependant l’aime » 151.

  1. Richesse, patience, pardon

«  Que Jésus Christ soit LE pauvre, qu’en chacun des pauvres que nous rencontrons, opprimons, nous atteignions Jésus Christ, oui […] Chaque fois qu’on attaque le pauvre, on attaque l’homme pauvre, et on attaque Dieu qui s’est fait pauvre. Dieu est tout entier dans la personne du pauvre que nous rencontrons »207.

 

‘’Ce texte date de 1978. A chacun de nous de la lire en se référant à la réalité d’aujourd’hui, ici et maintenant.’’

‘’ La Vérité n’est ni une catégorie philosophique, ni une somme de connaissances, ni une théorie scientifique unifiée et élégante. La Vérité est un homme nommé Jésus’’ Bernard BOUGUESSOU, responsable de l’ouvrage.

Etienne FAUVET , mars 2021

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01 avril 2021

J’ai lu… Denis CLERC

9782707136305Denis CLERC , Déchiffrer l’économie. Conversations avec Christophe FOUREL et Marc MOUSLY , Ed. Le bord de l’eau, 2020, 256p.

Cet ouvrage à trois voix retrace le parcours d’économiste de Denis Clerc, successivement ou tout à la fois enseignant, formateur d’adultes, économiste d’entreprise et fondateur-directeur du mensuel Alternatives économiques de 1980 à 1999. Denis Clerc répond aux questions de Christophe Fourel et Marc Mously, respectivement président et vice président de l’Association des lecteurs d’Alternatives économiques.

Avec Denis Clerc, on voyage depuis l’Algérie, où il naît en novembre 1942, jusqu’à la 19ième édition de son livre ‘’Déchiffrer l’économie’’, en passant par la JEC (Jeunesse Etudiante Chrétienne), Economie et Humanisme, la guerre de libération algérienne, mai 1968, les trente glorieuses de l’économie… jusqu’aux inégalités d’aujourd’hui, ce temps de pandémie. Quatre vingt années de travail contre la pauvreté, nationale et internationale.

L’ouvrage se présente en 4 parties que voici ; avec quelques miettes du lecteur que je suis.

  1. la passion de comprendre et d’expliquer 

« Il est toujours possible de simplifier une question difficile sans la trahir […] je crois qu’il est déterminant de partir des réalités de terrain, surtout si l’on vise à instaurer une société plus souhaitable parce que plus juste et plus durable » p 43

  1. les turbulences des années 70, après la tempête de 68

« Personnellement, je reconnais qu’il m’a fallu longtemps pour chausser de nouvelles lunettes et admettre que, si la croissance économique était un impératif pour réduire la misère des pays dits ‘’en développement’’, dans les pays à niveau de vie élevé elle était destructrice. Dans ces pays, notre problème n’est pas l’insuffisance de croissance, mais l’insuffisance du partage en termes d’emploi aussi bien que de niveau de vie. » 61

« Ce qui compte, c’est ce que l’on fait concrètement pour que la société devienne moins injuste et se soucie du ‘’bien vivre’’ de tous » 75

  1. Alternatives économiques

«  En six ans ( 1994 – 2000) Alternatives économiques est passée de l’adolescence à l’âge adulte. C’est devenu un titre reconnu, ( et souvent critiqué par tous ceux, nombreux, qui accordent une confiance aveugle au marché et à la quête de l’intérêt personnel). L’entreprise qui l’édite est une coopérative qui marche bien » 105

  1. Denis Clerc sur tous les fronts

« Il ne fait aucun doute que, pour gagner la guerre contre les émissions de gaz à effet de serre, il faut investir des somme colossales. Pour convertir les voitures à l’électricité, transférer une partie du trafic routier vers le ferroviaire, améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments et des transports de marchandises, produire de l’électricité et du gaz renouvelables, imaginer des matériaux 100% recyclables, abandonner l’agriculture productiviste au profit de méthodes de production respectueuses de l’environnement, etc. » 233.

«  Pour arrêter la course folle dont la planète est victime, micro [économie] et macro [économie] sont dans le même bateau. Micro : chacun à travers son mode de vie, dispose d’une capacité d’action. Macro : chaque pays, à travers les politiques publiques et les investissements verts, peut aller dans le bon sens. Ce sont ces deux leviers qu’il faut aujourd’hui actionner. Et vite.» 235

Etienne FAUVET , mars 2021

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24 mars 2021

Les salaires en débat

CONF20AVRIL

 

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20 mars 2021

Face à la COVID, l’Europe de la santé se construit

Ceci est un résumé, lire le texte complet:Europe___Sante___in_extenso

 

Europe de la santéLes compétences reconnues à l’UE pour la santé sont très limitées. Son intervention dépend donc de l’acceptation des Etats membres et cela nuit à la rapidité d’action. Mais plusieurs organismes européens fonctionnent, comme l’Agence européenne du médicament (EMA) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC). D’autres sont spécialisés : toxicomanies, santé et sécurité au travail, sécurité des aliments, et divers programmes de recherche médicale sont menés.

Face à la COVID la Commission européenne a rapidement pris des initiatives : dès le 9 janvier 2020 sa Direction générale de la santé a lancé l’alerte. A la fin du mois, elle a activé le dispositif de protection civile pour assister les citoyens européens présents à l’étranger (notamment en Chine). Puis elle a publié un appel à projets d’urgence pour la recherche sur le nouveau coronavirus.

Début 2020, plusieurs dizaines de tonnes de matériel médical ont été livrées par l’Europe à la Chine. Une réserve stratégique commune de matériel a été créée. La solidarité s’est manifestée par l’accueil de malades français en Allemagne. Mais des mesures ont été prises en ordre dispersé par les pays européens, jusqu’au détournement de lots de masques commandés par d’autres. Les fermetures de frontières justifiées par l'urgence n’ont pas porté atteinte aux règles de l’espace Schengen, mais la concertation a manqué.

Une mobilisation sans précédent.Au printemps 2020 d’autres mesures ont été prises pour rapatrier plus de 500 000 Européens, organiser la mobilité des personnels de santé, des travailleurs saisonniers, des réfugiés. Une aide d’urgence aux systèmes de santé des États membres a été mise en œuvre. Des tentatives de coordination ont été menées, avec plus ou moins de succès, lors des divers confinements.

Face à la crise économique et sociale, de nombreuses décisions ont été prises. Les règles de limitation des déficits des budgets nationaux ont été assouplies, un dispositif (SURE) a été mis en place pour accompagner les systèmes de chômage partiel, le fonds d’aide aux démunis a été mobilisé et la Commission a fait adopter un plan de relance qui, avec les décisions de la BCE, met 1800 milliards d’euros à disposition de l’économie européenne. Ce plan de solidarité est une avancée historique, car pour la première fois l’Union emprunte en commun y compris pour la part de subventions aux États membres.

Avec des règles communes pour le dépistage, la Commission a signé des contrats pour l’achat de tests et de vaccins. L’objectif a été de garantir l’approvisionnement de l’Europe (à proportion de la population des pays), en prenant le risque de diversifier les achats auprès de plusieurs laboratoires, pour des produits dont l’efficacité n’est pas établie au moment de la commande et non encore agréés. Le chaos, que les négociations séparées de 27 pays auraient provoqué, a été évité. Des dons sont intervenus pour l’accès à la vaccination des pays à faible revenu (notamment « COVAX »). L’Europe en est la principale contributrice, mais cela reste très insuffisant.

En ce début d’année 2021, des variants du virus se répandent. La Commission a géré la mise sur le marché des vaccins avec rigueur, ce qui a pris du temps. Les vaccins élaborés en un temps record ont été répartis entre tous les pays de l’Union. Malgré les commandes surabondantes (2 milliards de doses d’ici fin 2021), les capacités de production se sont avérées insuffisantes. Elles ont été augmentées, avec l’objectif de vacciner 70% de la population européenne adulte d’ici la fin de l’été, de contribuer aux besoins de pays pauvres et de disposer de vaccins contre les nouveaux variants. Un modèle européen de certificat de vaccination est en discussion.

Notre dépendance vis-à-vis d’autres continents a été durement ressentie. L’importance d’une recherche de haut niveau en biotechnologie s’est manifestée, pour les domaines fondamentaux, les applications et le développement. Les programmes européens ont été renforcés avec de nouveaux investissements orientés pour combattre la COVID.

« Construire une Union européenne de la santé » est maintenant proposé par la Commission européenne pour remédier aux faiblesses institutionnelles devenues évidentes. La création d’une Autorité pour la réaction aux urgences sanitaires (HERA) est préconisée. Un « incubateur HERA » vient d’être lancé, pour détecter les nouveaux variants, adapter les vaccins et en développer la production.

La COVID n’est pas vaincue, et il faut encore attendre pour établir un bilan. Les pays pauvres, les régions délaissées ou en guerre, les réfugiés sont les principales victimes. Nous avons entendu les appels du Pape à respecter le confinement et à se faire vacciner. Le Secrétaire général de l'ONU demande que les vaccins soient un «bien public commun». L’OMS intervient dans un contexte international particulièrement tendu.

En Europe, solidarité et égoïsme se sont manifestés. Des pays ayant des capacités de production de vaccins (l’Allemagne notamment) ont accepté que ceux-ci soient partagés au sein de l’Union, alors que d’autres pays font de la surenchère sur le marché international.

Régions, Etats, Europe.Le principe de subsidiarité est un pilier de la pensée sociale de l’Eglise, demandant de faire de façon décentralisée, au plus proche des intéressés, tout ce qui peut l’être, et de façon centrale ce qui peut mieux l’être à ce niveau. La subsidiarité est une règle pour le fonctionnement de l’Union européenne. Cette pandémie nécessitait des décisions régionales pour s’adapter aux contextes locaux. Nous avons vu combien le jacobinisme centralisateur français a du mal à comprendre cette nécessité.

Malgré les faibles compétences qui lui sont reconnues, l’Union a su se mobiliser contre cette pandémie rapidement et à un niveau jamais atteint. Est-ce suffisant ?

Une Europe de la santé capable de répondre aux menaces présentes et futures est maintenant en débat. Sera-t-elle possible dans les strictes limites des traités actuels ? Les États auront-ils le courage nécessaire pour jouer le rôle qui est le leur, sans se crisper sur leurs prérogatives et pour reconnaître aussi bien l’importance du niveau local que celle du niveau européen ?

Commissions Europe et Santé, 12 mars 2021

 

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