" à vous l'antenne !" ______________ANTENNE SOCIALE de LYON

27 février 2020

Votons aux municipales… sans oublier l’Europe

Cela semble un grand écart d’associer nos élections municipales, à tonalité d’abord locale, et l’Europe, cet ensemble souvent perçu comme un peu nébuleux et lointain.

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Et pourtant…

  • N’oublions pas que tout citoyen de l’Union Européenne résidant dans notre pays y a à la fois le droit de vote et la possibilité d’être élu Conseiller municipal, même si les fonctions de maire et d’adjoint au maire lui sont interdites. On a vu, dans la perspective du Brexit, de petites communes du Sud-Ouest s’inquiéter de voir certains conseillers municipaux britanniques, très actifs, ne pas être éligibles aux prochaines élections.
  • Moins connus, et pourtant bien réels sont les financements européens de projets locaux, via des instruments comme le Fonds Européens de Développement Régional (FEDER), visant plus particulièrement les projets innovants, les programmes relatifs aux Nouvelles Technologies de l’Information, la compétitivité des PME, mais aussi l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Quelques exemples proches de nous : le FEDER est intervenu à hauteur de 30 à 55% pour un plan numérique dans les écoles de Vaulx-en-Velin, pour la requalification expérimentale de la lône de Pierre-Bénite, pour la réhabilitation énergétique de 90 logements à Décines, pour la rénovation thermique de la MJC de Bron, etc… sans parler de projets plus importants comme la rénovation de la gare de la Part-Dieu.
  • Même si les fonds européens à vocation sociale sont appelés à être restructurés à compter de 2021, les Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis (FEAD) aident considérablement les associations dans le financement de leurs opérations de distribution alimentaire avec une enveloppe de 3,8 Milliards d’Euros sur la dernière période septennale de budget. Le quart des denrées alimentaires distribuées par les Restos du cœur est ainsi financé.
  • Si le programme Erasmus est un succès avéré, bien perçu des jeunes étudiants et apprentis européens, il est souvent complété par les collectivités locales pour aider au financement de la vie dans un pays étranger, ce qui est loin d’être négligeable pour un jeune vivant loin de ses attaches.
  • N’oublions pas non plus les sections européennes des lycées et les échanges qui s’organisent entre nos collèges et lycées et des établissements d’autres pays européens, éduquant ainsi nos enfantsà l’ouverture dès leur scolarité.
  • Les collectivités locales sont souvent parties-prenantes de jumelages, qui au-delà de l’aspect touristique peuvent permettre une meilleure connaissance et des coopérations. Elles peuvent aussi s’impliquer dans le financement des Maisons de l’Europe, qui contribuent à diffuser une vision plus large et plus équitable de l’Europe, sur laquelle se défaussent trop souvent les décideurs politiques quand ils sont critiqués par leurs concitoyens.
  • Symboliquement, la présence du drapeau européen sur nos édifices publics est un rappel de notre engagement collectif européen

Tous ces domaines constituent des terrains d’action pour les Conseils municipaux. Et nous, électeurs, pourquoi ne pas tenir compte de l’ouverture des candidats sur les sujets européens ?

Commission Europe de l'Antenne, février 2020

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19 février 2020

Municipales: conclusions de la soirée du 19 janvier 2020

Les participants à notre soirée du 29 janvier se sont répartis en 3 ateliers pour répondre à deux questions: Qu’est-ce qu’un bon maire ?  Que peut attendre un maire de ses citoyens ?

Marianne

Pour tous,  un bon maire est d’abord à l’écoute des administrés,  dans le respect dû à chacun. Il est présent, proche, c’est quelqu’un en qui on peut avoir confiance.

C’est aussi quelqu’un qui anticipe et propose, donc qui a une vision. Il aime sa  ville et la valorise. C’est assez inattendu en politique, mais les maires, c’est aussi une histoire d’amour.

On attend du maire une prise en charge globale, même hors de son champ de compétences. On l’a dit, les compétences des maires sont rognées régulièrement et déléguées en partie, mais le maire doit intégrer les enthousiasmes  comme les misères humaines, en restant réaliste et en défendant des valeurs. Il lui faut donc du charisme et de l’éthique.

Il doit communiquer tous azimuts, avec des administrés, des corps associatifs, des fonctionnaires, des techniciens, comme avec  les communautés de communes et l’Etat. Il est donc un médiateur, qui sait travailler avec les autres et sait élargir son point de vue.

La fonction crée l’organe, et l’élu doit devenir maire,  élargir son regard et son influence au-delà des cas particuliers pour  aborder l’intérêt général voire le bien commun, pour reprendre un terme cher au christianisme social.

On l’a signalé avant, c’est le projet qui fait le territoire. Aussi faut-il savoir, avec charisme,  embarquer les citoyens dans un projet qui n’était sans doute pas le leur au départ.

Un groupe l’a dit, et cela peut faire une transition, un bon maire c’est d’abord de bons citoyens, et les citoyens disposent de nombreux moyens d’intervenir.

 Il y a des commissions extramunicipales, ouvertes à des non élus, des Centres Communaux d’Action Sociale, des Comités Locaux de Développement, des Conseils de Quartier, dans lesquels des corps intermédiaires sont bienvenus, voire obligatoires, et qui couvrent de nombreux sujets. La participation des citoyens est sollicitée lors de nombreuses concertations. Il y a parfois des budgets participatifs, et il s’agit d’une responsabilité difficile à endosser pour le citoyen. Il faut que les règles du jeu soient claires, connues, et que des réponses soient impérativement données par les élus ou les techniciens.

Ce registre appelle la notion de subsidiarité : les élus municipaux confient aux comités les manettes  pour agir. La subsidiarité, c’est aussi un contrat qui nécessite une évaluation régulière. Il est difficile que chaque citoyen intervienne à tout moment, et c’est pourquoi il est important que les municipalités soutiennent fortement leur tissu associatif, un vecteur majeur pour la circulation du pouvoir, de l’information, et la prise de conscience des nouveaux besoins, dans un monde très déstabilisé. Les élus actionnent aussi la subsidiarité ascendante. Dans les Monts du Lyonnais ils ont ainsi très tôt compris qu’il fallait décider des choses ensemble pour le bien collectif.

Quelqu’un a questionné tout à l’heure le vote : Délégation de responsabilité par le citoyen, ou abandon de responsabilité par le citoyen? Il a été dit combien les élus ont besoin de citoyens qui aient envie de travailler pour le Bien Commun. Cela  conduit à la notion bien chrétienne d’appel. Nos élus seraient parfois bien inspirés d’appeler ainsi leurs concitoyens : « Vous avez des idées, des compétences. Venez nous aider, vous êtes les bienvenus ».

Cet appel s’adresse à chacun de nous.

François Pillard, délégué de l'Antenne

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03 février 2020

Qu'est ce qu'un bon maire? Soirée du 29 janvier 2020

 L'Antenne a exploré la relation entre les élus municipaux et leurs concitoyens, en questionnant deux élus expérimentés, puis en faisant travailler l'assistance en ateliers. Vous pouvez écouter ici un enregistrement de la première partie, dans laquelle François BOURSIER questionne Paul RONZON, l'expérimenté Président de la Communauté de Communes des Monts du Lyonnais, et Jacques LIMOUZIN, qui a été adjoint au maire de Bron, commune de la Métropole de Lyon.

 

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02 décembre 2019

Dans un monde qui change , refaire du lien social

« Tout change, une seule  chose ne change pas : le changement » Confucius, déjà, au VI° siècle avant Jésus Christ. Dans notre société actuelle,  qui change rapidement, nos liens, locaux ou sociaux, changent aussi. Ce qui introduit des mouvements sociaux divers, et souvent anxiogènes pour les plus faibles. Alors , comprendre pour agir.

En reprenant cette proposition* de René Dubos ( agronome français, 1972)  et  adoptée par le Sommet de la terre, à Rio, en 1992,  refaire quelle société ?

  • school-strike-4-climate-4057683_640

    Notre environnement change tous azimuts
  • changements physiques préoccupants : climat,  sécheresse,  déficit en eau , pollution de l’air, disparition des abeilles et de la diversité biologique, rues piétonnières, déforestation, pistes cyclables,  végétalisation d’espace dans les villes ,  recyclage des eaux usées , réchauffement des océans (GIEC) ,  événements météo extrêmes …
  • changements techniques ambivalents  :  téléphone portable, internet, vélos électriques,  VTC, crypto-monnaies (bitcoin, ether, libra), moteurs de recherche, mini ordinateurs économes en énergie, enceintes connectées, messagerie instantanée, voitures électriques, bus à hydrogène , énergies renouvelables, agriculture biologique …
  • changements économiques et sociaux  ambigus :   pouvoir d’achat , baisse des impôts,  montant des retraites, consommation  bio : moins de viande ,  déplacements et coût des carburants ,  auto entrepreneurs, Ubérisation des livraisons,  lycée et réforme du bac, programmes scolaires, accueil des migrants , CDD très courts …

    et  puissance des géants du numérique, prééminence de la finance,  croissance des mini-jobs, diminution du poids des syndicats, importance de la vie associative, développement des réseaux sociaux, changement dans les pratiques religieuses, croissance de la violence verbale, mobilisations locales ou ONU pour le climat  …

  • des changements politiques : Union européenne et Brexit,  tensions entre les GAFA et les Etats, intercommunalité, rapport de forces des partis, Gilets jaunes , black bloc … 49% des maires ne voulant pas se représenter, fiscalité locale, grands débats sur les réformes ….

     et juridiques :  ex loi sur la bio éthique ; loi sur les retraites, loi 80 kms/h, indemnisation du chômage,  accueil des migrants (AME), loi sur la flexibilité de l’emploi…   

  • Nous-mêmes, nous changeons   dans notre façon d’être humain

Nous sommes quotidiennement au cœur de ces situations et mouvements qui donnent parfois  le tournis et qui révèlent des inégalités croissantes, inquiétantes .

  • changements de comportements :  robots ménagers divers,  micro travail à partir de chez soi,   vie conjugale,  instabilité des couples, , divorce, PACS, PMA, covoiturage, cohabitation … organisation des vacances, orientations des enfants, courses au super marché ou à l’AMAP, calcul de la fin de mois , gaspillages…

- achats  par les réseaux sociaux, précarisation,  vie associative de quartier , rencontres religieuses

- contact des administrations ou grands services par réseau mail : tapez 1, tapez 2…

  • changements de mentalité

Prise de conscience que toute cette ‘’modernité’’ (du collectif à l’autonomie individuelle) nous  conduit dans le mur, si… tout continue de cette manière.

Des sentiments de contraintes et des insécurités - pas toujours corroborés par les faits -  bousculent notre façon d’être ‘’humain’’ ;  nos exigences de justice et d’immédiateté :

    le changement insécurise…   et nous avons le sentiment de passer d’une société sûre à une situation d’insécurité sociale, pour notre avenir et celui de nos descendants. La crainte nourrit la violence plutôt que la coopération et la responsabilité,  appel à la bienveillance ...

    les plus défavorisés,  dans les territoires ou dans les groupes sociaux ( nous ou autour de nous) sont marginalisés et en situation de précarité.  La perte de confiance en soi accompagne la perte de confiance dans les autres et dans les institutions ( Etat, Ecole, Eglises…).

    La sécurité que nous attendons des pouvoirs publics  entre en conflit avec la liberté personnelle  sur les données personnelles qui nous concernent ; ce qui nourrit la défiance envers les institutions (Etat, école, églises…).

Ces valeurs, liberté, sécurité, respect, confiance, justice, bienveillance, responsabilité, coopération, etc.. sont à refonder par des liens renouvelés.

  • Faire des liens pour faire société ?

Le ‘’lien social ‘’  c’est l'ensemble de nos appartenances, des relations personnelles ou institutionnelles qui nous unissent soit à d’autres personnes , soit à des groupes sociaux. « Le lien social représente la force qui lie entre eux les membres d’une famille, d'une communauté sociale, d'une association, d'un milieu social. » dictionnaire.

        Regarder le positif - Dans les contextes ci-dessus s’exercent une multitude de gestes de solidarités individuelles et collectives. Des initiatives voient le jour. Elles dessinent un avenir possible et plus humain. Il nous faut déjà les repérer, les partager, les communiquer, les relier, localement.

                  Vouloir résister globalement contre ‘’le tout possible tout de suite’’. Résister, c’est développer son esprit critique sur la toute puissance de la technique pour apporte le bonheur…

                  Agir dans la vie  institutionnelle et aussi dans la vie locale, associative, ecclésiale… avec plus de: confiance, solidarité, initiative, responsabilité, confiance en soi et dans l’autre.. Ce qui commence par la rencontre, le dialogue, la confrontation des idées et des positions ; courage de vivre aujourd’hui.

    Proposer  une perspective spirituelle,  que des croyants partagent

  • "Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, …….- sont - celles des disciples du Christ" (Gaudium et spes – Vatican II). Le Christ a pris ce chemin de la proximité  dans sa vie et son enseignement ; il nous invite à le suivre, dans cette voie de  la rencontre et du partage.
  •  ‘’ Servir  les besoins profonds de l’homme’’ est une façon de vivre l’amour

 « En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples si vous vous aimez les uns les autres » (Jean 13.35), Les chrétiens ne peuvent pas former de souhait plus vif que celui de rendre service aux hommes de leur temps, avec une générosité toujours plus grande et plus efficace. Aussi, dociles à l’Evangile et bénéficiant de sa force, unis à tous ceux qui aiment et pratiquent la justice, ils ont à accomplir sur cette terre une tâche immense…» Gaudium spes 93.1

  • « L’humanité sauvée, c’est une humanité réconciliée et cette réconciliation se fait dès maintenant quand nous travaillons à l’humanisation de l’homme. Quand nous travaillons à l’humanisation de l’homme, nous travaillons au salut de l’humanité. » Joseph Moingt, théologien.                                                                                                                                                               Antenne sociale , commission faits de société

                                                                                                                        Etienne FAUVET,    octobre 2019

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29 novembre 2019

Une rentrée 2019 contrastée

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C’est une rentrée contrastée : apaisée là où on attendait des blocages, difficile et même franchement douloureuse dans d’autres secteurs, le premier degré ou les étudiants.  Ce regard est évidemment partiel et demandera à être complété, voire corrigé, dans les mois qui viennent.

Un des principaux enjeux, c’était la mise en place du nouveau bac, commandant la réforme du lycée...  Effectivement, sous cet angle, les heurts et les blocages redoutés ne se sont pas produits...

Les mauvaises nouvelles sont arrivées d’ailleurs : le suicide d’une directrice d’école à Pantin le 21 Septembre a jeté une lumière crue sur la situation du premier degré et de ses acteurs, la tentative de s’immoler par le feu d’un étudiant devant le CROUS de Lyon le 8 novembre révèle la précarité de la vie des étudiants.

La mise en place du nouveau bac et  du lycée qui le prépare demande du temps, des changements de mentalités... La crise du monde étudiant est, comme toujours, le signe d’un malaise de la société et des interrogations existentielles sur son avenir...

Ces indications sont bien trop sommaires et ne donnent qu’une impression générale. Les semaines qui viennent la confirmeront ou la contrediront.

Pour une analyse plus claire et plus approfondie merci de vous rendre sur le document joint: 191128__Rentr_e_2019_Blandin

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28 novembre 2019

Du covoiturage pratique au lien social

Il y a douze ans, une jeune ingénieure grenobloise a pris conscience que 15% de son salaire passait chaque mois en frais de trajets domicile/travail. Elle a donc créé une société de covoiturage La Roue Verte.

Nombre de passagersLe covoiturage est défini comme l’utilisation en commun d’un véhicule par un conducteur et un ou plusieurs passagers. Le principe est de pouvoir mettre en relation les personnes qui réalisent les mêmes trajets aux mêmes horaires.

Cette pratique nécessite :

  • Des relais d’influence pour toucher le bon public : les salariés, les étudiants, les employeurs, les universités, les pouvoirs publics,
  • Un outil de mise en relation efficace,
  • Une incitation solide et régulière basée sur une large communication et des avantages concrets (financier, place de stationnement, garantie pour l’aller et le retour, etc.).

Quels enjeux et pour qui ?

Pour les collectivités et les pouvoirs publics :

  • Désenclavement d’un territoire peu ou mal desservi par les transports en commun,
  • Moins de pollution et amélioration de la qualité de l’air,
  • Moins de circulation et de stationnements, avec image environnementale positive.

Pour les co-voitureurs :

  • Accès facilité à l’emploi,
  • Economies financières, convivialité, éco-responsabilité,
  • Accès à des places de stationnement et à des voies réservées, le cas échéant.

Pour les entreprises et les universités :

  • Possibilité d’accès à l’emploi de certains salariés non véhiculés sur sites excentrés et mal desservis, et facilitation d’un éventuel Plan de mobilité
  • Accroissement du lien social entre les salariés,
  • Diminution des places de stationnement nécessaires et des coûts engendrés,
  • Image éco-responsable auprès des fournisseurs, clients et grand public.

Pourquoi faut-il encourager le covoiturage ‘courte distance’ ?

  • Le covoiturage permet aux utilisateurs d’optimiser leurs déplacements tout en respectant leurs contraintes et en préservant leurs habitudes,
  • Là où les dessertes en transports en commun sont insuffisantes ou inexistantes (40% des Français habitent des zones sans transports collectifs), le covoiturage permet de réduire les déplacements ‘autosolistes’ et les conséquences négatives de l’augmentation du prix de l’essence.

Depuis six mois, cette ingénieure très inventive, qui gére sa société de façon très participative et consulte systématiquement son personnel pour les orientations, a beaucoup amélioré le concept initial en créant  ILLICOV.

 

Il s’agit d’un service de covoiturage inclusif, qui se veut accessible à tous sur un principe de tarification libre, ce qui parait incroyable au premier abord ! :

  • L’inscription à Illicov est gratuite,
  • Il n’y a aucun achat de billet à faire,
  • Illicov indemnise le conducteur pour chaque passager transporté,

Concrètement, sur la ligne Vercors/Grenoble (23km), les conducteurs sont indemnisés 1€ par passager et peuvent toucher des ‘boni’ lorsqu’ils réalisent des actions en faveur de la garantie de temps d’attente pour les passagers. Ainsi, certains chauffeurs ont une cagnotte qui dépasse cent euros par mois.

En fin de mois, les passagers reçoivent leur historique d’utilisation et des indications de prix. Ils sont alors libres de payer en ligne la somme qu’ils jugent adaptée à leur expérience et à leurs moyens.

Deux surprises encourageantes :

  • Les temps d’attente annoncés étaient de 15 minutes. Ils sont en fait sous les 3 minutes sur la ligne Vercors, la société s’engageant à fournir un taxi gratuit si nécessaire.
  • Le chiffre d’affaires de la société a été plus important avec le paiement mis en place, après un essai avec la billettique. On constate que les personnes transportées payent de 5 à 15 centimes par kilomètre, selon leurs moyens.

A ce jour, ce modèle fonctionne sur une ligne en Isère et une autre entre Annecy et Genève, mais il est prévu d’étendre rapidement ce service sur cinq axes et rien ne s’opposerait à ce qu’il couvre la France entière, les collectivités locales pouvant ainsi supprimer des milliers de lignes de bus non rentables…

Parmi les effets induits du covoiturage sur les familles, les entreprises et les associations, le plus important est sans doute qu’il crée et fait progresser le lien social, paramètre bien supérieur aux avantages financiers.

 

   Pierre JACQUIER, Faits de société, 21 novembre 2019

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15 octobre 2019

Fractures 9 octobre: Fil rouge par Richard MARION, sociologue

 Richard MARION, sociologue, a suivi les échanges, et papillonné d'atelier en atelier pour nous restituer quelques idées qui ressortent de la soirée.

 

Vous pouvez facilement retrouver l'ensemble de nos enregistrements audio en suivant le lien suivant vers Audiomack: https://audiomack.com/artist/antenne-sociale-de-lyon

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Soirée du 9 octobre: exposé de André GACHET, conseiller de la Métropole

 

 André GACHET, conseiller aux fragilités la Métropole de Lyon, exprime de quelle façon la Métropole, notamment depuis qu'elle a repris les compétences départementales, porte le souci des fractures sociales. Une politique nouvelle pour elle, où tout est toujours à réinventer. Ses premiers mots viennent démontrer à quel point les choix faits au nom de la discrimination positive dite de Politique de la Ville peuvent desservir par exemple les plus pauvres des quartiers en voie de gentrification. Cela incite à une grande prudence et humilité dans les choix.

 

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12 octobre 2019

9 octobre : Conclusion théologique par le dominicain Alain DURAND

 

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Soirée du 9 octobre 2019 - M.Millet, Présidente de l'UD CCAS 69

En première partie de notre soirée consacrée à l'identification des fractures sociales et aux moyens de recréer du lien, Marylène MILLET, présidente de l'Union Départementale des Comités Communaux d'Action Sociale du Rhône, apporte son éclairage d'observatrice institutionnelle.

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