1. Des défis pour le politique

Assemblée Nationale

Les médias de masse et les réseaux sociaux omniprésents ouvrent le monde à une complexité jusque-là inconnue qui remet plus particulièrement en cause notre culture gréco-latine. La personne dans sa logique identitaire et la société dans son organisation sont interpellées et violemment bousculées. Ainsi, les défis auxquels les sociétés et les citoyens du monde sont confrontés sont-ils immenses et innombrables, et les quelques points évoqués ci-après ne peuvent être que le début d’une longue liste que chacun complétera.

  • défis 

Il faudrait travailler à une ‘‘écologie de l’esprit’’ dans un nouveau monde qui s’ouvre et qui naît différent chaque jour à nos yeux, pour aider chacun à choisir entre la peur et le courage, entre l’illusion et le réel, entre le dire et le faire, entre la vérité et la séduction.

Il faudra redonner son sens à ce qu’est la liberté individuelle, former à l’esprit critique à tout âge, aider les choix éclairés par la réflexion personnelle, gérer la complexité, etc.

Après les tergiversations des dernières décennies où la recherche de la croissance de l’individu a pu obscurcir quelques évidences et obstruer des voies qui paraissaient trop faciles, il faudra réactualiser le rôle fondamental de la famille, de l’école, des philosophies et des religions pour permettre la naissance d’un esprit critique facilitant le discernement en même temps qu’une ouverture à la tolérance.

  • urgences

Il faudrait que les grands discours et les grand messes populaires concernant la recherche du bien commun et la priorité accordée aux plus faibles ne restent pas à l’état de mots et d’abstractions, de théories, de vœux pieux et de promesses électorales et se concrétisent enfin.

Cela fait trop de temps que les Etats sont soumis à la finance et aux grandes puissances d’argent. Il est urgent qu’ils reprennent en main l’évolution de la société et son contrôle pour les intérêts supérieurs de la personne humaine. Ceci est valable pour les GAFAM qu’il faut obliger à payer de justes impôts. Ceci ne sera cependant possible que si les hommes politiques reconnaissent et affirment que le spirituel (à distinguer du religieux) est essentiel à l’homme et que l’amour concret, c’est-à-dire le don à l’autre, est la base de la vie en société…

La deuxième urgence est de reconnaître qu’il n’y a de progrès possible que si l’on construit sur le roc et non sur le sable. C’est pour cela qu’il est essentiel de revenir aux apprentissages fondamentaux et de réduire la fracture numérique dans nos sociétés dès l’école.

La semaine prochaine : Emergence des BATX chinois