1. Quelques convictions          

choix de vie

Les nouvelles technologies peuvent faire peur, tout comme la machine à vapeur à ses débuts ! Mais on ne lutte pas contre le progrès. Il faut le connaître, l’accompagner, et injecter dans tout changement technologique une dose d’humanisme. L’essentiel est alors de ne pas confondre les moyens de communication et la qualité de la communication.

Les GAFAM sont déjà concurrencées par la Chine avec les BATX, demain ou après demain ce sera par l’Europe ou par l’Inde. Aujourd’hui en France, se développent deux moteurs de recherche créés en 2013, Qwant et Lilo, qui se veulent respectueux de la vie privée. Les situations monopolistiques sont rares et ne durent guère, les superpuissances non plus, si l’on en juge par ce que sont devenus les Hollandais, Portugais, Français, Anglais, qui ont été tour à tour maîtres du monde.

La seule vraie question à se poser est de savoir si les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication servent au bonheur des gens, à leur rapprochement, à leur santé, à leur élévation. Il faut pour cela que les responsables politiques donnent haut et fort leur point de vue. Le seul vrai danger aujourd’hui est que tout soit soumis au profit de quelques uns. Sans argent on n’est rien. Mais soumettre sa vie à l’argent fait se recroqueviller l’homme.

L’Intelligence Artificielle conduit tout droit aux robots. Faut-il en avoir peur ? Non ! Il n’y a dans un robot que ce que l’on y a mis. Si un modèle mathématique a battu aux échecs le meilleur joueur du monde, c’est parce que ce modèle a pu faire grâce à l’électricité des milliards d’opérations et de connections plus vite que le joueur humain et non parce qu’il avait inventé une nouvelle combinaison. Un robot ne peut que reproduire ce que l’homme a programmé et ne pourra faire n’importe quoi que si on lui en a donné la liberté !

Compte tenu de la puissance des firmes dans les domaines technique, économique et culturel, on pourrait ne voir dans l’ordinateur et l’Intelligence Artificielle que les risques. La conséquence serait de ne porter sur les GAFAM, l’Intelligence Artificielle et les robots qu’un jugement négatif comme l'a souvent fait l’Église face aux évolutions qu’elle ne conduisait pas. 

Réparer l’homme, c’est ce que l’humanité a toujours fait. Augmenter l’action humaine par des outils, c’est le progrès. Améliorer l’homme par la méditation, par la conscientisation, c’est bon en soi. Prêcher, diffuser, porter l’amour à tout le genre humain, c’est bon en soi.

Ni peur, ni démission ;  comment maîtriser les chances et les risques pour vivre ensemble ? C’est au lecteur de réfléchir et d’agir en conséquence dans la société, en vue du bien commun.

               Commission Faits de Société, 22 mars 2018

Pierre Jacquier, André Blandin, Etienne Fauvet, Bernard Fenoglio, Elisabeth Matthys