Les fondements :eagle-57227_640

  • Notion centrale de la pensée sociale chrétienne, elle traverse la Bible de la Genèse jusqu’aux épitres de Paul.
  • Fondement des Lumières, avec Kant, notamment. Elle  se retrouve dans la Déclaration universelle des droits de l’homme qui proclame « l’inaliénable et égale dignité de tout être humain ».

Les notions proches : 

  • La dignité a à voir avec la notion de considération, de respect inconditionnel, en premier lieu à l’égard des plus fragiles.
  • Elle exige que soient respectées, conjointement, l’altérité de chaque individu et son appartenance à l’humanité. La dignité suppose l’acceptation des particularismes, de la singularité de chacun, considéré comme une pièce unique du puzzle humanité.  Cette conviction ne peut déboucher que sur une pratique d’inclusion sociale, fondée sur des valeurs de solidarité, de fraternité.
  • Si la dignité est inconditionnelle, en tant que notion, les normes qu’elle génère, fluctuent en fonction du contexte. Ainsi, les notions d’honneur, de décence évoluent selon les périodes.

Les champs d’application :

  • Les temps de la vie marqués par la fragilité : début et fin de vie, maladie. Ce champ interpelle la bioéthique, qui devra faire valoir la dignité inhérente à chaque situation de vie.
  • Les situations d’exclusion, qu’elles soient liées à des contextes de guerre, de migration, de pauvreté de toute nature (économique, psychologique...) ou d’isolement punitif (prison).
  • Dans certains cas, les dignités de personnes peuvent se trouver mises en conflit, ainsi sur la question de l’avortement.
  • La dignité interpelle différents champs : social, judiciaire, politique, qui agissent comme modérateurs, régulateurs ou protecteurs. Le défi pour la société est de s’organiser pour éviter toute situation d’exclusion, qui est une négation de la dignité humaine.