En ces temps d’incertitude, l’espérance revient au goût du jour. Fondée sur notre foi, attestée par toute l’histoire du peuple de Dieu, elle est invoquée pour dissiper une angoisse paralysante.

Le sentiment de crise aujourd’hui pénètre les esprits : crise économique et financière possible voire probable, crise du politique, crise des institutions, crise planétaire et écologique, crise de la démesure selon Patrick VIVERET. Comment alors espérer, et de quelle espérance s’agit-il ?

Récemment deux articles parus dans la Vie du 30 janvier (J. C. GUILLEBAUD) et La Croix Hebdo du 1er février (M.H. LAFAGE : vice-présidente des alter-cathos) posent la question.

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Pour le premier, face aux crises, il faut que nous construisions une autre manière de vivre, ce qu’il appelle en faisant référence au déluge,  « une deuxième arche pour sauver le temps humain et la vie. »

Pour la seconde l’espérance n’est pas une réponse fataliste qui nous placerait hors du monde. Elle appelle à réhabiliter une espérance active, qui allie l’espoir à l’espérance. Il s’agit de retrouver nos capacités créatrices en même temps que de refuser les discours paralysants.

Ce qu’elle résume en trois postures : questionner, imaginer et agir.

Un beau programme.

  Raymond Citterio, 6-02-2020