" Nous vivons le commencement d’un commencement " Edgard MORIN

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* Parmi les acteurs , dont la liste serait trop longue ici, citons les grandes ONG internationales ou locales, Colibri, Terre et Humanisme, Oasis France, Habiterre, Lea Nature, La Carline, Archer, Incroyables Comestibles, les marchés paysans, un nombre certain d’entreprises et de collectivités locales,  etc …

*  Les multiples réalisations locales sont les signes de changements mentaux (prises de conscience) et passage à l’action.  Cela va dans le bon sens .

* Mais tout changement local doit être en cohérence avec le changement global -  économique, politique et social - qui est la responsabilité du pouvoir politique, au sein du rapport de forces dans la société mondialisée. Les pouvoirs politiques doivent créer les conditions politiques et juridiques pour que les changements de paradigme puissent se réaliser. Et les équilibres entre le global et le local sont difficiles à trouver dans le monde complexe de la globalisation.

Cependant, il en va de l’avenir de ‘’notre maison commune’’ si on la veut viable.

La pensée chrétienne comme boussole et chemin d’espérance

Rien ne changera si l’être humain ne change pas !

L’écologie ne peut réussir que si elle s’appuie sur d’autres façons d’être, ce que souligne le pape François dans l’encyclique Laudato si'

 «  L’amour, fait de petits gestes d’attention mutuelle, est aussi civil et politique et il se manifeste dans toutes les actions qui essaient de construire un  monde meilleur. L’amour pour la société  et l’engagement pour le bien commun sont une forme excellente de charité qui non seulement concerne les relations entre les individus mais aussi les ‘’macro-relations’’ : rapports sociaux, économiques, politiques. C’et pourquoi l’Eglise a proposé au monde l’idéal d’une ‘’civilisation de l’amour’’. L’amour social est la clef d’un développement authentique » Laudato si, 231

«  les joies et les peines, les espoirs et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout, sont aussi les joies et les peines, les espoirs et les angoisses des disciples du Christ. Il n’est rien d’humain qui ne fasse écho dans leur cœur. » Vatican II, Gaudium et spes n° 1 

" Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Eglise aujourd’hui, c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut commencer par le bas."

Conclusion

Questionner, imaginer. «  Créer l’unité dans la diversité. […] On ne peut pas dire ou bien croissance ou bien décroissance.

Mais  croissance et décroissance, ce qui veut dire : concevoir ce qui doit croître et ce qui doit décroître » Edgard Morin, Penser global,81.

 Agir.  Croire c’est prendre le risque de l’engagement. Nous savons que nous n’y sommes pas seuls !

« Au cœur de ce monde, le Seigneur de la vie qui nous aime tant, continue d’être présent. Il ne nous abandonne pas, il ne nous laisse pas seuls parce qu’il s’est définitivement uni à notre terre, et son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-il » Laudato si n°  245

 Espérer. « En ces temps d’incertitude, l’espérance revient au goût du jour. Fondée sur notre foi, attestée par toute l’histoire du peuple de Dieu, elle est invoquée pour dissiper une angoisse paralysante. » R. Cittério

                    Etienne FAUVET, février 2020